Washington et Ankara doivent poursuivre leur étroite collaboration contre l'EI

27/10/16 à 04:38 - Mise à jour à 04:49

Source: Belga

(Belga) Barack Obama a appelé son homologue turc Recep Tayyip Erdogan mercredi pour discuter de la campagne contre le groupe Etat islamique (EI) et il a insisté sur la nécessité d'une "étroite collaboration" entre Washington et Ankara pour continuer à mettre la pression sur le groupe djihadiste.

"Le Président a reconnu la contribution de la Turquie, notre allié de l'Otan, à la campagne (contre le groupe EI), spécialement le soutien aux forces locales syriennes qui ont permis de se débarrasser du groupe EI à la frontière turque, dans le nord-ouest de la Syrie", a indiqué un communiqué de la Maison Blanche. "Le Président Obama a noté la nécessité d'une étroite collaboration entre Etats-Unis et Turquie pour construire sur ces succès et continuer à mettre une pression constante sur l'EI en Syrie afin de réduire les menaces contre les Etats-Unis, la Turquie et ailleurs", a poursuivi l'exécutif américain. M. Obama s'est aussi félicité de la poursuite du dialogue entre Ankara et Bagdad concernant le rôle de la Turquie dans la coalition contre les jihadistes en Irak. Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a indiqué samedi être pour le moment opposé à une participation turque dans les opérations pour reprendre la ville de Mossoul. MM. Obama et Erdogan "ont affirmé leur profond soutien à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Irak", a ajouté la Maison Blanche. Les deux dirigeants "se sont aussi montrés d'accord sur l'importance d'empêcher le PKK de trouver un refuge au nord de l'Irak". Le PKK, Parti des travailleurs du Kurdistan, est une organisation considérée comme terroriste par la Turquie, l'Union européenne et les Etats-Unis. Les relations entre Washington et Ankara se sont tendues ces derniers mois, notamment après le coup d'Etat manqué en Turquie mi-juillet. Ankara estime que l'opposant Fetullah Gülen, qui vit depuis des années en exil aux Etats-Unis, a été à l'origine de ce putsch manqué. La Turquie a demandé à plusieurs reprises à Washington d'extrader M. Gülen, mais les Etats-Unis refusent. (Belga)

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