Voix des Sans-Papiers : un bâtiment réquisitionné pour les loger

24/07/17 à 10:04 - Mise à jour à 10:03

Source: Le Vif

Après trois jours de mobilisation, le collectif la Voix des Sans-Papiers a obtenu la réquisition d'un bâtiment dans la commune d'Etterbeek. Une solution inédite qui, selon l'association, "ouvre la voie à une reconnaissance du droit au logement et à la dignité pour toutes les personnes résidant sur le territoire, avec ou sans papiers".

Voix des Sans-Papiers : un bâtiment réquisitionné pour les loger

Le Bourgmestre d'Etterbeek, Vincent De Wolf, a ordonné l'expulsion du bâtiment occupé par le collectif la Voix des Sans-Papiers, en invoquant une non-conformité rendant dangereuse la présence d'occupants. © DR

Vendredi 21 juillet, le collectif la Voix des Sans-Papiers organisait l'ouverture d'une nouvelle occupation. Pour le collectif, "l'ouverture publique, assumée et médiatisée d'un bâtiment vide visait à porter au grand jour la recherche légitime par les sans-papiers de conditions de vies conformes à la dignité humaine". Quelques heures après l'entrée dans le bâtiment, le Bourgmestre d'Etterbeek, Vincent De Wolf, a ordonné l'expulsion en invoquant une non-conformité rendant dangereuse la présence d'occupants. Le Bourgmestre a proposé une solution de relogement jusque dimanche soir dans le hall omnisports d'Etterbeek, le temps qu'une solution plus durable soit négociée.

Dimanche, en fin de journée, Monsieur De Wolf a annoncé la réquisition d'un bâtiment privé afin de reloger le collectif jusqu'au 14 septembre. L'immeuble, une ancienne maison de repos située avenue d'Auderghem 113-117, est destiné à être transformé en kots étudiants pour l'ULB. Le recteur de l'ULB, Yvon Englert, contacté par téléphone par le Bourgmestre, soutient l'initiative.

Dans un communiqué, la Voix des Sans-Papiers et leurs soutiens "remercient Vincent de Wolf pour avoir ouvert une voie inédite sur la question du logement des sans-papiers. Si cette solution, par ailleurs temporaire, est loin de tout résoudre, elle constitue néanmoins une première et un exemple pour tous les bourgmestres de Bruxelles et de Belgique. C'est à la fois une solution de relogement digne et un geste fort, tant d'un point de vue politique qu'humain".

Nos partenaires