Virus Zika - Recours au Brésil pour autoriser les avortements en cas de microcéphalie

30/01/16 à 03:07 - Mise à jour à 03:07

Source: Belga

(Belga) Un groupe de chercheurs, avocats et activistes brésiliens va déposer un recours devant la Cour suprême du Brésil afin que l'avortement soit autorisé en cas de microcéphalie du foetus, une diminution du périmètre crânien associée au virus Zika transmis par un moustique en Amérique latine.

Virus Zika - Recours au Brésil pour autoriser les avortements en cas de microcéphalie

Virus Zika - Recours au Brésil pour autoriser les avortements en cas de microcéphalie © BELGA

Au Brésil comme dans d'autres pays d'Amérique latine, l'avortement est interdit par la loi et n'est autorisé qu'en cas de viol, de mise en danger de la vie de la mère ou d'anencéphalie (absence partielle ou total de cerveau). "Nous faisons face à un dommage qui est causé par l'Etat", a déclaré à l'AFP l'anthropologue Debora Diniz, professeur de l'université de Brasilia et représentante du groupe. "Pourquoi une loi de 1940 doit-elle être valable pour des cas qui se présentent un siècle plus tard après une épidémie inattendue ?", s'est demandé Mme Diniz, qui s'était déjà mobilisée en 2012 pour que l'anencéphalie soit incluse dans les exceptions à l'interdiction de l'avortement. Le recours sera déposé dans moins de deux mois, a précisé Mme Diniz. Depuis avril 2015, plus d'un million et demi de Brésiliens ont contracté le virus, qui se propage de manière exponentielle en Amérique latine via le moustique Aedes aegypti, vecteur également de la dengue, de la fièvre jaune et du chikungunya. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que le Zika pourrait toucher de "trois à quatre millions" de personnes sur le continent américain. Ce virus est associé au Brésil à une explosion de cas de microcéphalie, trouble du développement du foetus qui entraîne chez les nourrissons un périmètre crânien inférieur à la normale qui provoque un retard du développement mental. (Belga)

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