Victoire de Donald Trump - Les Émirats demandent à Trump de s'impliquer au Moyen-Orient avec une "stratégie globale"

13/11/16 à 16:49 - Mise à jour à 16:51

Source: Belga

(Belga) Les Émirats arabes unis, alliés stratégiques de Washington, ont exhorté dimanche le président élu Donald Trump à adopter "une stratégie globale, plutôt que des positions isolées" sur les différents conflits du Moyen-Orient, l'invitant à s'impliquer fortement.

Victoire de Donald Trump - Les Émirats demandent à Trump de s'impliquer au Moyen-Orient avec une "stratégie globale"

Victoire de Donald Trump - Les Émirats demandent à Trump de s'impliquer au Moyen-Orient avec une "stratégie globale" © BELGA

"Le poids et l'influence de Washington restent plus importants que jamais", a déclaré le ministre d'État aux Affaires étrangères Anwar Gargash lors d'une conférence à Abou Dhabi organisée par l'Emirates Policy Centre (EPC). "Après huit ans d'engagement américain affaibli dans la région - nombreux sont ceux qui pensent qu'il a créé un vide déconcertant -, nous aurons, semble-t-il, encore à attendre un peu plus avant que les contours de l'approche du président élu Trump ne deviennent plus clairs", a-t-il dit. Cependant, a souligné M. Gargash, "il est essentiel qu'il ait une stratégie globale, plutôt que des positions isolées sur des questions régionales. En résumé, l'engagement américain est positif et un retrait ou un désengagement est contre-productif". Selon lui, le repli sur soi des Etats-Unis est "la recette pour le chaos incessant et la violence". Le responsable d'Abou Dhabi a notamment cité l'Irak, la Syrie et la Libye où "les crises ont échappé à tout contrôle", conduisant à l'extrémisme et au djihadisme. Briser ce cycle nécessite "des décisions difficiles" et "une action collective", a-t-il estimé. Sous l'administration Obama, les relations entre Washington et les pays du Golfe se sont refroidies quand Washington a amorcé une ouverture en direction de l'Iran chiite, rival régional des pétromonarchies sunnites, à la faveur de l'accord international sur le nucléaire iranien. Les pays arabes du Golfe ont aussi très mal vécu les hésitations des Etats-Unis à s'engager franchement dans la guerre contre le président syrien Bachar al-Assad, allié de Téhéran. (Belga)

Nos partenaires