Vers une privatisation partielle des autoroutes wallonnes ?

08/01/15 à 11:35 - Mise à jour à 11:35

Source: Belga

Le ministre wallon des Travaux publics Maxime Prévot envisage un recours au secteur privé pour la gestion du réseau autoroutier tout comme il étudie l'opportunité de traiter certains excès de vitesse sous forme d'amende administrative.

Vers une privatisation partielle des autoroutes wallonnes ?

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Le ministre wallon des Travaux publics Maxime Prévot étudie avec les autorités judiciaires l'opportunité de traiter certains excès de vitesse sous forme d'amende administrative afin d'éviter l'impunité des parquets qui ne sont plus en capacité de poursuivre, a-t-il indiqué mercredi lors d'un débat thématique au parlement wallon. Il envisage également un recours au secteur privé pour la gestion du réseau autoroutier.

Beaucoup de procureurs ne poursuivent plus ni n'encodent même les procès-verbaux, car la charge administrative est trop lourde pour une justice désargentée et mal équipée au niveau informatique, a souligné M. Prévot, qui a rencontré récemment les procureurs du Roi de Wallonie.

"On ne peut se satisfaire d'un tel message d'impunité". Le ministre envisage que la Région prenne en charge une partie des excès "qui ne relèvent pas du judiciaire" pour les traiter sous forme d'amendes administratives. "On y travaille, avec la justice, la police et l'administration", a-t-il précisé.

Le ministre CDH, qui gère la fin du Plan Routes 1 et prépare son Plan Infrastructures pour la fin de cette année, compte aussi faire évoluer le modèle de gestion du réseau autoroutier wallon.

Depuis que la SOFICO, bras financier du gouvernement wallon pour les grands chantiers notamment, est sortie du périmètre comptable de la Région à la demande d'Eurostat, "elle a perdu sa première valeur ajoutée, celle d'être hors périmètre, et cela nécessite de faire évoluer le modèle", selon M. Prévot.

Il envisage de solliciter le secteur privé comme partenaire ou concessionnaire du réseau autoroutier wallon, non pour des péages comme cela existe en France - le réseau wallon avec ses multiples entrées et sorties n'y est pas adapté -, mais pour une partie de la gestion, de l'exploitation ou de la maintenance.

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