Vente d'armes à Riyad: la Wallonie a déjà demandé trois avis à l'UE

13/01/16 à 12:50 - Mise à jour à 12:50

Source: Belga

(Belga) La Wallonie a formulé ces derniers mois trois demandes d'avis à l'Union européenne pour asseoir ses exportations d'armes vers l'Arabie saoudite, a annoncé mercredi le ministre-président wallon Paul Magnette, défendant une nouvelle fois ces livraisons lors d'un débat en plénière du parlement wallon.

Vente d'armes à Riyad: la Wallonie a déjà demandé trois avis à l'UE

Vente d'armes à Riyad: la Wallonie a déjà demandé trois avis à l'UE © BELGA

M. Magnette, qui signe les licences d'exportations d'armes selon le décret renforcé en 2012, a sollicité l'avis du COARM (le groupe "Exportations d'armes conventionnelles" du Conseil européen et du Conseil de l'UE) le 12 novembre dernier, ainsi que le 10 décembre et encore une fois début janvier concernant l'attitude à adopter vis-à-vis de l'Arabie saoudite au vu de l'évolution de la situation au Moyen-Orient. "Je ne prends pas les décisions à la légère, à chaque évolution de la situation (internationale), il y a des demandes d'avis et des réexamens", a-t-il lancé. M. Magnette (PS) s'est montré particulièrement virulent envers Geert Bourgeois (N-VA), qui avait affirmé qu'à sa place, il suspendrait les licences d'armes vers le royaume saoudien. La Flandre ne dispose pas d'un décret aussi rigoureux que la Wallonie pour ses exportations d'armes et recourt beaucoup plus à la technique du "double usage", la vente de technologie de pointe à finalité militaire, pour des montants "7 à 8 fois supérieurs" aux exportations wallonnes. "Si j'était Geert Bourgeois, je ne ferais pas la leçon aux voisins qui sont plus vertueux que moi-même", a lancé Paul Magnette. Concernant un projet de privatisation de la FN Herstal dévoilé dans L'Echo, il a relevé qu'il datait de 2014 et provenait de passionnés d'armes. Ces derniers ont été entendus mais n'ont plus donné de nouvelles depuis. "Il n'y a donc pas d'offre aujourd'hui", selon M. Magnette, qui se dit toutefois prêt à ce que son gouvernement examine tout investissement "avec un vrai projet". (Belga)

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