Venezuela : pas de référendum anti-Maduro avant "l'an prochain", assure le président

12/06/16 à 01:10 - Mise à jour à 01:10

Source: Belga

(Belga) Le président vénézuélien Nicolas Maduro a écarté samedi toute possibilité de référendum pour le révoquer en 2016, cherchant ainsi à décourager l'opposition qui avertit des risques d'explosion sociale liés à la grave pénurie alimentaire.

Venezuela : pas de référendum anti-Maduro avant "l'an prochain", assure le président

Venezuela : pas de référendum anti-Maduro avant "l'an prochain", assure le président © BELGA

Si l'opposition de centre-droit "remplit les conditions requises, le référendum révocatoire aura lieu l'an prochain, c'est tout", a-t-il assuré, ce qui empêcherait la tenue de nouvelles élections. Un référendum organisé après le 10 janvier 2017 et couronné de succès entraînerait uniquement le remplacement du dirigeant socialiste par son vice-président jusqu'à la fin de son mandat, en 2019. Le chef de l'Etat, très impopulaire, affronte depuis plusieurs mois une opposition de plus en plus virulente et qui cherche, après avoir conquis le Parlement, à obtenir son départ anticipé. Samedi, la coalition de la Table pour l'unité démocratique (MUD, centre-droit) a appelé ses partisans à se réunir, le lendemain à Caracas, pour organiser le déplacement des 1,3 million de personnes appelées à confirmer, en personne, leur souhait d'un tel référendum. Car entre le 20 et le 24 juin, ceux qui ont signé en faveur de la consultation, à l'appel de l'opposition, devront venir apposer leur empreinte digitale dans l'un des 24 sièges régionaux du Conseil national électoral (CNE), situés parfois très loin de leur domicile. S'ouvrira ensuite un processus de vérification par le CNE qui durera vingt jours ouvrables, jusqu'au 23 juillet. La MUD a dénoncé samedi ce délai supplémentaire, estimant qu'avec les machines biométriques pour enregistrer les empreintes, la vérification devrait être immédiate. "C'est une provocation, alors que s'exacerbent les troubles motivés par la faim", a estimé lors d'une conférence de presse Jesus Torrealba, porte-parole de la MUD. Le pays pétrolier, dont l'économie s'est effondrée avec la chute des cours, souffre de graves pénuries d'aliments et de médicaments, suscitant la colère de la population. Ces derniers mois, pillages et lynchages sont devenus plus nombreux. (Belga)

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