Venezuela : des opposants disent avoir été torturés

28/07/16 à 01:11 - Mise à jour à 01:11

Source: Belga

(Belga) Des opposants au président vénézuélien Nicolas Maduro disent avoir été arrêtés et torturés en raison de leurs activités politiques a dénoncé mercredi l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW).

Venezuela : des opposants disent avoir été torturés

Venezuela : des opposants disent avoir été torturés © BELGA

Au moins 21 personnes dans ce cas ont été emprisonnées au Venezuela entre les mois de mai et juin, et certaines passées à tabac et ou torturées à l'électricité, selon un rapport de HRW présenté à Buenos Aires. Certains affirment avoir été forcés à confesser des crimes qu'ils n'avaient pas commis, ou avoir été menacés de mort ou de viol, assure l'ONG basée à New York, qui étaye ses affirmations avec des entretiens, des documents judiciaires et des rapports de police. HRW a appelé l'Organisation des Etats américains (OEA) a accentuer la pression sur le gouvernement Maduro afin d'enquêter sur ces cas et libérer les personnes détenues arbitrairement. "A moins d'une forte pression régionale, le gouvernement vénézuélien va continuer de croire qu'il peut punir brutalement et autoritairement la dissidence, sans aucune conséquence", a prévenu le responsable de HRW pour les Amériques, José Miguel Vivanco. L'organisation estime qu'il y a actuellement 90 prisonniers politiques au Venezuela, ce que nie le gouvernement. L'économie de ce pays d'Amérique du Sud, autrefois riche producteur pétrolier grâce à ses réserves les plus importantes au monde, est au bord du gouffre avec la chute des cours du brut, qui lui rapporte 96% de ses devises. La profonde crise économique, qui provoque des pénuries et des protestations dans le pays, se double d'une crise politique: le président Maduro, élu en 2013 jusqu'en 2019, affronte un Parlement contrôlé par l'opposition, depuis les élections législatives de décembre 2015. Les antichavistes (du nom de l'ex-président Hugo Chavez, 1999-2013) ont défilé dans la rue mercredi pour exiger l'organisation d'un référendum contre le chef de l'Etat. Un millier d'entre eux sont descendus dans la rue à Caracas, mais les chances de voir cette consultation se produire ont diminué après le report au 1er août de la décision du Conseil national électoral quant à la validité d'un tel référendum. (Belga)

Nos partenaires