Vande Lanotte cite Jean Marie Dedecker à comparaître

08/01/14 à 16:43 - Mise à jour à 16:43

Source: Le Vif

Le vice-Premier ministre sp.a, Johan Vande Lanotte, a cité mercredi à comparaître le député Jean-Marie Dedecker (LDD) ainsi que son collaborateur Ignace Vandewalle. Il leur reproche d'avoir fait peser sur lui des soupçons de conflit d'intérêts et de corruption passive.

Vande Lanotte cite Jean Marie Dedecker à comparaître

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Il exige la publication du jugement dans les médias qui ont relayé les déclarations de M. Dedecker et un euro au titre de dommage moral. L'affaire sera introduite le 27 janvier devant une juridiction civile mais ne sera examinée qu'à l'automne, après les élections.

M. Vande Lanotte exige la publication du jugement dans les médias qui ont relayé les déclarations de M. Dedecker et un euro au titre de dommage moral. L'affaire sera introduite le 27 janvier devant le tribunal de première instance de Bruges mais ne sera examinée qu'à l'automne, après les élections.

L'action intentée par l'homme fort d'Ostende vise les affirmations selon lesquelles, d'une part, il détient ou a détenu des actions et options dans la société Electrawinds et, d'autre part, il a favorisé la société Siemens pour l'installation de caméras dans le port de la ville en échange du sponsoring de l'école de basket-ball.

Le 4 décembre, un réviseur d'entreprises avait conclu que M. Vande Lanotte n'avait jamais détenu d'actions ou d'autres titres dans Electrawinds, a rappelé ce dernier. "Cela vaut pour moi-même, ma société entretemps dissoute et ma famille".

Quant au dossier relatif aux caméras, il a fait l'objet d'une enquête par le parquet de Bruges et a été classé sans suite. Siemens s'est bel et bien porté candidat mais n'a pas été retenu.

M. Dedecker a porté ses accusations contre son adversaire politique sur la Côte belge par le biais de lettre ouvertes publiées sur son site internet. Il les a répétées dans plusieurs médias sans fournir de preuve, a affirmé le vice-premier ministre.

Le socialiste accepte toutes les critiques. "Mais quand ces critiques se muent en accusations d'avoir commis des délits sans même fournir un début de preuve et que ces allégations ont été contredites par le parquet, nous ne nous trouvons plus dans le cadre d'un processus démocratique", a-t-il déploré.

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