Van Cau se dit triste d'être mis sur le banc des accusés

04/03/13 à 14:59 - Mise à jour à 14:59

Source: Le Vif

L'ancien ministre-président wallon et ex-homme fort du PS de Charleroi, Jean-Claude Van Cauwenberghe, s'est dit envahi d'un sentiment de tristesse devant la procédure judiciaire en cours contre lui, qui l'a amené lundi devant la Commission des poursuites du parlement wallon.

Van Cau se dit triste d'être mis sur le banc des accusés

© Image Globe

Le procureur général de Liège a transmis au parlement une demande concernant Jean-Claude Van Cauwenberghe en vue de poursuivre une instruction judiciaire.

Cinq dossiers seraient visés. Parmi ceux-ci, on retrouve l'affaire Immo Congo, dans laquelle M. Van Cauwenberghe est soupçonné d'avoir favorisé l'un de ses proches pour la location d'un immeuble à Kinshasa.

L'affaire du hall omnisports de Beaumont est également citée. Elle concerne un entrepreneur, ami de M. Van Cauwenberghe, qui aurait étéprivilégié.

"J'ai siégé tant d'années ici comme ministre et comme parlementaire. Me retrouver ici, sur le banc des accusés, c'est triste", a déclaré M. Van Cauwenberghe lors de son arrivée au parlement.

L'ancien ministre-président entend démonter devant les parlementaires des "manigances" et "dénoncer les conditions d'une procédure qui dure depuis 8 ans". Selon lui, bon nombre de problèmes de procédures entachent les dossiers.

La Commission ne doit pas se prononcer sur le fond des dossiers judiciaires mais vérifier que les accusations ne sont pas arbitraires, ténues ou qu'elles ne sont pas guidées par des mobiles politiques, a expliqué l'un des membres de la Commission, Claude Eerdekens (PS).

Selon M. Van Cauwenberghe, les motifs politiques ne font pas de doute dans certains dossiers, en particulier celui d'Immo Congo.

"Quand on conteste des décisions prises collégialement, comme c'est le cas dans le dossier Immo Congo où tout un gouvernement s'est prononcé, on est sur un terrain politique, celui des actes posés par un gouvernement. Or, on ne poursuit que moi", a fait remarquer M. Van Cauwenberghe.

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