Une pétition pour "éviter un nouveau Tchernobyl" en Belgique

29/01/16 à 12:24 - Mise à jour à 12:24

Source: Belga

(Belga) Une pétition, lancée jeudi en fin de journée sur la plate-forme Avaaz, a récolté après moins de 24 heures plus de 330.000 signatures. Son objectif ? Appeler les parlement et gouvernement belges, ainsi que tous ceux des Etats-membres concernés, à "procéder immédiatement à une nouvelle évaluation de l'impact environnemental transfrontalier" des réacteurs de Doel et Tihange.

Une pétition pour "éviter un nouveau Tchernobyl" en Belgique

Une pétition pour "éviter un nouveau Tchernobyl" en Belgique © BELGA

"Selon les experts, l'Europe pourrait être confrontée au risque nucléaire le plus grave depuis Tchernobyl, à cause du redémarrage par la Belgique de deux vieilles centrales pleines de fissures", avance la pétition, dont on ignore encore l'origine. Ses créateurs, inquiets des incidents répétés dans les réacteurs du pays, estiment que la Belgique ne peut officialiser le prolongement de ses centrales "sans que les pays voisins n'aient leur mot à dire". Si le texte, traduit en anglais, français, néerlandais et allemand, s'adresse aux différents parlements et gouvernements de l'Union européenne, l'objectif de la récolte de signatures est surtout de préparer le terrain, en 72 heures, à "un énorme tapage médiatique" censé amener "les dirigeants de l'UE à évaluer la sécurité des centrales", selon les dispositions de la directive EIE de l'UE et de la Convention d'Espoo de l'ONU (toutes deux des évaluations des incidences des projets sur l'environnement), "ou à les fermer purement et simplement". La pétition semble particulièrement recevoir les faveurs de nos voisins germains. La région urbaine d'Aix-la-Chapelle, associée à plusieurs communes néerlandaises, a déjà annoncé jeudi son intention d'intenter une action en justice contre le redémarrage de Tihange 2. Les récents incidents dans les centrales nucléaires belges ont également suscité aux Pays-Bas un débat public et politique à propos de la sécurité des centrales nucléaires belges. Les gendarmes nucléaires néerlandais avaient d'ailleurs été invités à inspecter la centrale de Doel. (Belga)

Nos partenaires