Une mission d'information de 2 semaines pour Didier Reynders

02/02/11 à 14:25 - Mise à jour à 14:25

Source: Le Vif

Didier Reynders, le président du MR sur le départ, a été désigné par le roi pour effectuer une mission de deux semaines sur la possibilité d'un accord institutionnel. La rumeur avait été lancée plus tôt dans la journée par nos confrères de La Libre Belgique sur leur site internet.

Une mission d'information de 2 semaines pour Didier Reynders

© Belga

Le roi a reçu cette après-midi le président du MR sur le départ, Didier Reynders, et l'a "chargé de l'informer d'ici deux semaines sur les possibilités d'arriver à un accord institutionnel en particulier sur BHV et le refinancement de Bruxelles; le transfert de compétences aux entités fédérées, leur financement et leur responsabilisation et le financement dans la durée de l'Etat édéral", selon un communiqué du palais.

Plus tôt dans la journée, des rumeurs annonçaient que eux missions seraient allouées au vice-Premier minsitre, Didier Reynders : relancer les négociations communautaires et travailler sur une éventuelle coalition gouvernementale, selon LaLibre.be. Selon l'agence Belga, il se verrait confier une mission très large, une sorte de mission d'information.

Didier Reynders "vérifiera" s'il existe une volonté politique d'accord

Le président du MR Didier Reynders a souligné que cette mission portait avant tout sur "la vérification de l'existence d'une volonté politique" pour chacun de parvenir à un accord institutionnel, mettant en évidence la N-VA et le PS.

Il rencontrera en premier lieu le précédent chargé de mission royale, l'ex-conciliateur Johan Vande Lanotte, afin de prendre connaissance du contenu de sa note ainsi que des positions des différentes formations politiques associées aux négociations des sept derniers mois, auxquelles n'a pas participé son parti.

Dans un second temps, il rencontrera les "deux vainqueurs" des élections du 13 juin dernier, les présidents de la N-VA Bart De Wever et du PS Elio Di Rupo. Il envisagera ensuite la situation, a-t-il ajouté, laissant planer le doute sur des consultations éventuelles d'autres partis politiques.

"Notre pays est dans une situation particulièrement sérieuse", a-t-il commenté lors d'une conférence de presse qu'il avait convoquée à la Chambre. "Je suis prêt à faire de mon mieux pour le sortir de l'impasse politique", a-t-il ajouté, soulignant, à l'instar de ses prédécesseurs, que cette mission serait "particulièrement difficile".

Répondant à des questions de journalistes, il a reconnu que les 15 jours laissés par le roi constituaient un délai "très court après près de huit mois" de tentative à sept partis, mais il a quelque peu relativisé en soulignant que sa mission portait sur la vérification au plus tôt de la volonté politique pour chacun d'arriver à une solution.

Des questions se posent aussi sur la méthode envisagée, le président du MR ayant souligné dès après les élections qu'il était à ses yeux plus efficace de déterminer ce que les deux grandes communautés du pays souhaitaient encore faire ensemble. Les trois partis francophones associés aux négociations jusqu'ici (PS, cdH, Ecolo) s'étaient fortement opposés à cette méthode.

Lors de la remise du rapport de sa mission au roi, le mercredi 16 février prochain, "je ferai aussi rapport sur la méthode" pour parvenir à un accord institutionnel, a affirmé Didier Reynders.

A ses yeux, il est hors de propos de se prononcer sur une satisfaction personnelle de mener une telle mission royale. "La situation est à ce point grave qu'il faut accepter d'assumer une responsabilité", a-t-il conclu.

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