Une ligne Maginot francophone

03/02/11 à 13:43 - Mise à jour à 13:43

Source: Le Vif

Entre les gouttes de la remise, par Johan Vande Lanotte (SP.A) de son tablier de médiateur et l'élection présidentielle au MR, un petit événement est passé presque inaperçu : Rudy Demotte vient de se coiffer d'une troisième casquette de président.

Une ligne Maginot francophone

© Belga

Déjà à la tête des gouvernements de Walonie et de la Communauté française, le voici président d'une Commission Wallonie-Bruxelles regroupant les partis francophones, PS, Ecolo, CDH et MR. Objectif : disposer de lignes de fortifications francophones. Une nouvelle ligne Maginot face à la Flandre ?

L'apparente logique d'affrontement ne plaît pas du tout aux régionalistes bruxellois parmi lesquels on craint l'amorce d'une cogestion de la capitale par les deux grandes communautés linguistiques. "Bruxelles n'est pas soluble dans la francophonie", avertit Caroline Sägesser, une Suissesse d'origine qui figurait à la deuxième place de la liste Pro Bruxsel aux dernières législatives.

Cette ancienne collaboratrice du Crisp pense que les francophones pourraient céder la scission de BHV contre la sauvegarde de l'unité de la sécurité sociale et que la nouvelle commission Demotte aurait pour but de prévenir une révolte bruxelloise - jusque dans sa périphérie - contre un tel deal. Elle revendique, notamment, l'organisation d'un enseignement bilingue à Bruxelles ce qu'empêchent actuellement les Communautés.

M.D.

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