Une enquête est ouverte sur la mort d'un SDF à Namur

16/03/15 à 11:46 - Mise à jour à 11:46

Source: Belga

Le procureur du Roi de Namur a confirmé l'ouverture d'une enquête après le décès d'un SDF refusé à l'abri de nuit alors que de nombreux lits étaient inoccupés.

Une enquête est ouverte sur la mort d'un SDF à Namur

© Image Globe

Interrogé par la Première, Vincent Macq, le procureur du Roi de Namur a estimé qu'il y avait mort d'homme dans un contexte imprécis. "Si le fait est avéré qu'un abri a été refusé, alors que la personne était malade, et que ce refus a causé la mort, c'est une réaction normale d'ouvrir une enquête." Dans un communiqué, le bourgmestre en titre de Namur, Maxime Prévot, par ailleurs, ministre wallon de l'Action sociale, constate que le système des quotas de nuités pour les abris de nuit a clairement montré ses limites. Il demandera un état des lieux des règlements en application dans les abris de nuit des autres grandes villes wallonnes.

"Pousser les sans-abri à se réinsérer "

Pour rappel, un sans-abri, qui souffrait de problèmes de santé importants, est décédé à l'hôpital "dans la dignité" dans la nuit du 6 au 7 mars à Namur après que l'accès lui a été refusé à l'abri de nuit malgré des lits inoccupés, son quota de 45 nuitées ayant été atteint, a indiqué l'échevine de la Cohésion sociale Stéphanie Scailquin, confirmant une information de La Meuse. La cause exacte de son décès est inconnue, le quinquagénaire pourrait être décédé d'hypothermie.

A l'abri de nuit de Namur, les SDF sont accueillis en permanence de décembre à février. Le reste de l'année, ils ont droit à un quota de 45 nuits par an, à l'exception des nuits glaciales (-5°) de novembre et mars. Soutenu à l'époque par la Ville et la Région wallonne, ce quota avait pour objectif de pousser les sans-abri à se réinsérer et de ne pas faire de l'abri de nuit un "hôtel social perpétuel", constate Maxime Prévot, bourgmestre de Namur et ex-échevin de la Cohésion sociale. "Il s'agit d'un règlement souhaité par les travailleurs sociaux eux-mêmes et que la Ville a validé parce qu'on a soutenu la demande des services. C'est une particularité namuroise qui a démontré ses limites", poursuit-il.

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