Une confrontation N-VA/sp.a en guise de rentrée pour le parlement flamand

28/09/16 à 12:34 - Mise à jour à 12:36

Source: Belga

(Belga) Le débat sur la déclaration de politique générale de rentrée du ministre-président Geert Bourgeois a très rapidement tourné à la confrontation entre le sp.a et la N-VA. Les socialistes flamands, emmenés par leur chef de file Joris Vandenbroucke, reprochent au gouvernement flamand d'avoir les yeux braqués sur l'équilibre budgétaire, ne se souciant pas de l'impact des mesures d'économies et de la facture qu'il laisse aux citoyens. Balivernes, ont répondu les nationalistes à travers l'intervention de Matthias Diependaele selon qui l'opposition a perdu "toute crédibilité". Le ministre-président flamand a été jusqu'à taxer le sp.a d'"hypocrite".

Le sp.a a fait observer qu'en deux ans de temps, les gouvernements fédéral et flamand avaient fait perdre à la Belgique sa place dans le peloton de tête européen. "L'inflation est une des plus élevées en Europe alors que le fédéral se trouve face à un trou budgétaire de 4,2 milliards d'euros", selon Joris Vandenbroucke. En présentant une image tellement négative, le sp.a perd "toute crédibilité", a réagi le chef de groupe N-VA Matthias Diependaele. Selon lui, "les problèmes qui subsistent sont encore le reliquat d'années de gestion socialiste". Mais à côté de cela, l'emploi est revenu, le gouvernement peut présenter des résultats. Le ministre-président flamand a peu goûté aux critiques socialistes. "Vous vous vautrez dans le négativisme. Vous dépeignez la Flandre tel un cimetière économique. Mais le pouvoir d'achat a augmenté, plus de jobs ont été créés, il y a plus d'entreprises starters et les exportations ont rarement été à un niveau aussi élevé", a dit Geert Bourgeois, qualifiant la critique du sp.a d'"hypocrite". Ce contre-feu n'a pas démonté les socialistes flamands qui ont poursuivi l'égrenage des critiques visant la majorité, notamment la politique anti-radicalisme. "Comment est-il possible que les demandeurs d'emploi soient plus traqués en Flandre que les combattants revenus de Syrie", a lancé Joris Vandenbroucke. (Belga)

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