"Une catastrophe nucléaire à Doel pourrait coûter plus de 1.400 milliards d'euros"

04/12/14 à 13:09 - Mise à jour à 13:09

Source: Belga

Selon des estimations chiffrées par l'organisation de défense de l'environnement Greenpeace, une catastrophe nucléaire d'envergure à la centrale de Doel coûterait entre 742 et 1.412 milliards d'euros.

"Une catastrophe nucléaire à Doel pourrait coûter plus de 1.400 milliards d'euros"

© Belga

Ce chiffre prend en compte une évacuation massive de centaines de milliers d'habitants mais aussi, par exemple, l'inaccessibilité du port d'Anvers pendant plusieurs années. Greenpeace appelle le gouvernement à tenir compte de ces chiffres lorsqu'ils discuteront de la durée de vie des réacteurs nucléaires.

Dans son rapport, intitulé "L'impact économique d'une catastrophe nucléaire à Doel", le bureau d'études Smart Matters de l'ingénieur et élu sp.a Bart Martens a étudié plusieurs scénarios, dont celui d'une catastrophe similaire à celles de Fukushima ou Tchernobyl avec une fusion du coeur d'un réacteur et un confinement ouvert suite à une détérioration du dôme. Le coût d'une telle catastrophe est estimé à entre 742 et 1.412 milliards d'euros selon le périmètre des zones de contamination. Greenpeace relève que près de dix fois plus de personnes vivent à 20 km de la centrale de Doel qu'autour de Fukushima. Evacuer et reloger ces personnes coûterait ainsi entre 29 milliards et 342 milliards d'euros. Les conséquences sur le plan sanitaire après une telle catastrophe nucléaire s'élèveraient pour leur part à entre environ 150 et 217 milliards d'euros. Le port d'Anvers serait directement touché et rendu totalement inutilisable durant plusieurs années, ce qui coûterait 149 milliards de dollars rien qu'en valeur ajoutée directe.

"Le timing de ce rapport ne relève pas du hasard", commente Eloi Glorieux de Greenpeace. "Demain/vendredi, la ministre de l'Energie Marie-Christine Marghem (MR) présentera sa note très attendue sur la prolongation des réacteurs Doel 1 et Doel 2. Nous nous posons des questions à ce sujet vu que ce sont justement les centrales nucléaires qui ont connu des problèmes ces derniers temps."

En savoir plus sur:

Nos partenaires