Une action syndicale "tarif zéro" à partir de lundi à la Stib

06/09/15 à 16:26 - Mise à jour à 17:39

Source: Belga

La délégation CSC Services publics du dépôt de la Stib à Haren mènera à partir de lundi matin, et pour une durée indéterminée, une action syndicale "tarif zéro" pour protester contre ce qu'elle estime être le non-respect par la direction de l'entreprise de transport public d'une partie d'un accord conclu vendredi après l'agression d'un chauffeur de bus. De son côté, la direction de la Stib affirme respecter entièrement l'accord conclu et met en garde le personnel qui participerait à cette "action illégale".

Une action spontanée avait éclaté vendredi au dépôt de Haren à la suite de l'agression d'un chauffeur de bus jeudi après-midi. Un comité paritaire organisé dans la foulée avait débouché sur un accord en cinq points. Or, la direction de la Stib ne respecte pas un des points de cet accord, qui prévoit la reconnaissance de l'arrêt de travail spontané de vendredi comme "proportionné" et "assimilé à du temps de travail", dénonce le syndicat chrétien. "La direction est revenue sur cet accord écrit, et envisage même de sanctionner certains agents qui n'ont pas voulu ou pu reprendre le travail vendredi soir. Une attitude contradictoire avec les messages de soutien adressés par la direction aux agents de la STIB toute la journée... Et un premier reniement qui ne donne pas confiance dans le respect des autres points de l'accord", regrette la CSC dans un communiqué.

En réponse, "les chauffeurs de bus de Haren mèneront une action tarif zéro (pas de vente de tickets à bord des véhicules) à partir de ce lundi 7 septembre, pour une durée indéterminée. Ils seront soutenus par de nombreux collègues des autres dépôts bus et tram", annonce encore le syndicat. Par cette opération "symbolique", la CSC entend obtenir "le respect des engagements conclus sans pénaliser les voyageurs", insiste Oliver Rittweger, délégué CSC Services publics STIB au dépôt bus de Haren.

Du côté de la direction de la Stib, on affirme au contraire respecter entièrement l'accord conclu avec les syndicats. La direction déplore en outre une action "disproportionnée" qui n'émane que de la seule délégation CSC du dépôt de Haren. La direction de la Stib, qui parle d'un "mouvement très local" qui ne concerne que l'une ou l'autre personne, souligne enfin que le refus de perception est une "action illégale". "Il est clair que le personnel qui participerait à ce type d'action se mettrait en porte-à-faux par rapport au règlement de travail et s'exposerait à des actions", avertit la porte-parole de la Stib.

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