Un Syrien en Grèce depuis 2014 portera la flamme dans un camp de réfugiés d'Athènes

22/04/16 à 13:27 - Mise à jour à 13:27

Source: Belga

(Belga) Ibrahim Al-Hussein, un Syrien âgé de 27 ans, athlète complet malgré une amputation, et modèle d'intégration, réalisera "un de ses plus grands rêves" mardi, en portant la flamme olympique à travers le camp de réfugiés d'Eleonas, dans Athènes.

Un Syrien en Grèce depuis 2014 portera la flamme dans un camp de réfugiés d'Athènes

Un Syrien en Grèce depuis 2014 portera la flamme dans un camp de réfugiés d'Athènes © BELGA

Le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a donné quelques détails vendredi sur l'heureux élu. Dès sa visite le 28 janvier dans ce camp de conteneurs qui abrite 1.500 personnes dans un quartier de friche industrielle d'Athènes, Thomas Bach, le président du Comité international olympique (CIO), avait annoncé le principe d'un relais de la flamme par un réfugié, dans ce camp. La flamme a été solennellement allumée jeudi à Olympie, et sera transmise au Brésil mercredi prochain lors d'une cérémonie à Athènes, avant d'arriver le 5 août au stade Maracana de Rio, pour l'ouverture des JO d'été 2016. Ibrahim Al-Hussein, originaire de Deir Ezzor, avait reçu dans son pays des distinctions tant en natation qu'en judo. Après avoir perdu la moitié de la jambe droite lors d'un bombardement, le jeune électricien est parti pour la Turquie, avant d'arriver en Grèce il y a deux ans, via l'île de Samos, et comme plus d'un million de personnes depuis lors, en canot pneumatique. Arrivé avant l'énorme flux de l'année dernière, il a depuis obtenu l'asile en Grèce, et a pu recevoir une prothèse. Il travaille dans un café d'Athènes, loue un appartement, tout en poursuivant l'entraînement en basket et en natation, disputant des matches de basket en fauteuil roulant avec son équipe dans tout le pays, et nageant le 50 mètres nage libre en 28 secondes, selon l'interview qu'il a donnée pour le site web du HCR. Ibrahim Al-Hussein considère dans cette interview que le relais de la flamme qu'il prendra, mardi à 19h20 locales (18h20 HB) est "un honneur, un rêve vieux de plus de 20 ans qui devient réalité". "Je vais porter la flamme pour moi-même, mais aussi pour les Syriens, pour les réfugiés du monde entier, pour la Grèce, le sport, pour mes équipes de natation et de basket", affirme le jeune homme. Il y souligne que "son but est de ne jamais abandonner, d'aller toujours de l'avant, et ça le sport me permet de le réaliser". Le 28 janvier, M. Bach avait annoncé aussi qu'une équipe de réfugiés participerait aux jeux Olympiques de Rio. Celle-ci est toujours en cours de constitution. (Belga)

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