Un nouveau campement symbolique en écho à celui du parc Maximilien démantelé

03/10/15 à 14:14 - Mise à jour à 14:14

Source: Belga

Une soixantaine de personnes qui campaient au parc Maximilien ont installé vendredi soir un campement symbolique composé d'une trentaine de tentes.

Ce nouveau campement est situé en face du local du Quai de Willebroeck, où les services qui étaient proposés par la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés ont été déplacés après le démantèlement, jeudi, du camp au parc Maximilien. La Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés qui encadrait le campement, avait annoncé mardi qu'elle cesserait ses activités au parc Maximilien car elle "refuse de servir d'alibi à l'inaction des autorités".

Le campement a donc été démantelé jeudi et les demandeurs d'asile qui y séjournaient ont été hébergés dans le centre de pré-accueil des réfugiés WTC III géré par la Croix Rouge ou dans des familles d'accueil. Environ 150 personnes étaient restées sur place, majoritairement des sans-papiers. Vendredi, la police a détruit la cuisine avec des pelleteuses et a grillagé le parc. Les sans-papiers et réfugiés ont finalement quitté les lieux de peur d'être arrêtés. Ils ont ensuite manifesté jusqu'au local mis à la disposition de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés, devant lequel ils ont décidé d'ériger un campement. "L'objectif de ce nouveau camp symbolique est de montrer que nous sommes toujours là et n'abandonnons pas la lutte", a indiqué Mohammed, porte-parole du Collectif mobilisation groupe 2009. "Nous nous estimons trahis par la Plateforme citoyenne car les sans-papiers étaient les premiers à accueillir les réfugiés au parc Maximilien et à créer cette plateforme. Nous voulions unir la cause des sans-papiers et celle des réfugiés car les sans-papiers d'aujourd'hui sont des réfugiés d'hier et les réfugiés d'aujourd'hui seront les sans-papiers de demain. Nous vivons ici depuis longtemps, revendiquons la régularisation de nos situations et la révision de nos dossiers. Lors de la régularisation de 2009, nous avons été trahis par le gouvernement et aujourd'hui, nous le sommes par la Plateforme qui a décidé de lever le camp sans consulter les bénévoles, les réfugiés et les sans-papiers." Victor Gamarra, représentant d'une cellule de crise, explique qu'une solution pérenne est recherchée pour la prise en charge conjointe des réfugiés en pré-accueil et des sans-papiers.

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