Un millier de migrants survivent dans la région côtière du nord de la France

16/01/18 à 16:08 - Mise à jour à 16:11

Source: Belga

(Belga) Environ un millier de migrants survivent dans la région côtière du nord de la France, en particulier dans le bois du Puythouck à Grande-Synthe, tout près de la frontière belge. Une épidémie de gale sévit dans leur campement, mais aussi dans le centre d'accueil d'urgence mis en place pour les familles spécialement vulnérables, s'inquiète mardi l'ONG flamande Humain.

Depuis l'incendie du camp de la Linière, à Grande-Synthe, et le démantèlement de la "Jungle" de Calais, les migrants errent d'un endroit à l'autre. La plupart survivent dans le domaine du Puythouck. Ils n'y disposent d'aucune installation. Même l'eau potable fait défaut: le seul robinet qui leur fournissait de l'eau courante a dernièrement été fermé par les autorités. Lors des premiers frimas hivernaux, un centre d'accueil a tout de même été mis en place dans un centre sportif des environs. Les plus vulnérables, comme les familles avec enfants et les mineurs non accompagnés, y bénéficient d'un toit temporaire. Mais seules 150 places sont disponibles. Et récemment, une épidémie de gale s'y est déclarée. Cette affection cutanée contagieuse a aussi atteint les migrants du Puythouck. "La manière dont ces personnes vivent est une insulte au droit humanitaire international pour les réfugiés", dénonce l'ASBL Humain. "La France omet depuis des mois de fournir des soins et des informations correctes sur la procédure d'asile aux personnes qui ont échoué dans le Nord-Pas-de-Calais. Il y a depuis des mois un sévère manque de nourriture. L'aide provient exclusivement des citoyens, d'organisations comme Humain, Gynécologie sans frontières ou d'initiatives locales." Humain, une ONG basée à Ostende créée en 2016, s'inquiète pour les nombreuses personnes qui n'ont pas accès au centre d'accueil, dont des mineurs non accompagnés. Ces personnes deviennent facilement la proie des trafiquants d'êtres humaines, elles ne connaissent pas leurs droits ni leurs chances d'obtenir l'asile. Ces derniers mois, trois personnes, dont un adolescent de 15 ans, sont décédées en tentant de rejoindre la Grande-Bretagne. Le jeune est mort après une collision sur l'autoroute. Quelques semaines auparavant, un Afghan avait perdu la vie à la suite d'un accident impliquant le camion où il était caché. (Belga)

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