Un journaliste tué tous les cinq jours, selon un rapport de l'UNESCO

02/11/16 à 01:04 - Mise à jour à 01:07

Source: Belga

(Belga) Un journaliste est tué tous les cinq jours en conséquence de son activité professionnelle, selon des chiffres publiés dans un rapport de l'UNESCO mercredi à l'occasion de la Journée internationale de la fin de l'impunité pour les crimes commis contre des journalistes.

Au moins 827 journalistes ont été tués entre 2006 et 2015, dont 115 l'an passé, faisant de 2015 la seconde année la plus mortelle pour la profession, selon le rapport. Moins d'un décès sur dix a été poursuivi, selon l'UNESCO, bien que de nombreux pays cités dans le rapport disent vouloir mettre fin aux assassinats de journalistes. L'agence de l'ONU, qui a limité son rapport 2016 sur la sécurité des journalistes aux meurtres de la dernière décennie, affirme ne pas avoir couvert "les nombreuses autres violations endurées par les journalistes, comme les enlèvements, la détention arbitraire, la torture, l'intimidation et le harcèlement, tant en ligne que hors ligne". Sur les 213 journalistes tués entre 2014 et 2015, 78 ont été tués dans les pays arabes, selon les chiffres de l'UNESCO, faisant du monde arabe la région la plus dangereuse pour les journalistes, principalement en raison des conflits en Syrie, Irak, Yémen et Libye. Dans la même période, 51 journalistes ont été tués en Amérique latine et aux Caraïbes, 34 en Asie, 27 dans les pays africains et 12 entre Europe centrale et de l'Est. Au moins la moitié des journalistes en ligne tués les deux dernières années étaient des reporters web et bloggeurs couvrant le conflit en Syrie. Il y a eu une augmentation significative des décès de journalistes pour les sites internet et les télévisions en 2015, ajoute le rapport. (Belga)

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