Un institut bruxellois refuse l'entrée à l'école à des jeunes filles en jupe longue

29/05/15 à 22:30 - Mise à jour à 22:30

Source: Belga

Une dizaine de jeunes filles en jupe longue, de l'institut De Mot-Couvreur à Bruxelles, se sont vues refuser l'entrée vendredi matin par la direction qui leur a demandé d'aller se changer, a rapporté l'échevine bruxelloise de l'Enseignement Faouzia Hariche sur base entre autres des informations révélées par le quotidien La Capitale.

Un institut bruxellois refuse l'entrée à l'école à des jeunes filles en jupe longue

Des filles en jupe longue - Image d'illustration © Reuters

Une centaine de personnes a manifesté en matinée devant l'établissement et la police a été appelée pour disperser la foule. L'échevine précise qu'elle attend de vérifier les faits avant de se positionner. La direction doit lui faire parvenir un rapport lundi.

L'échevine appelle à un apaisement des esprits pour que les élèves puissent se concentrer sur leurs examens. Elle prévient toutefois de son opposition si la modification du règlement évoquée dans la presse s'avérait exacte: "Le règlement ne doit pas déterminer le nombre de centimètres que doit faire une jupe. Il exige seulement que la tenue soit décente et propre." Le groupe Ecolo-Groen rapporte que les parents d'élèves ont été informés d'un changement du règlement en ce sens il y a quelques semaines. Plusieurs jeunes filles se sont fait refuser l'entrée depuis. Le groupe Ecolo-Groen interpellera le conseil communal le 8 juin sur cette nouvelle mesure, qu'il estime à caractère régressif, discriminatoire et humiliant. Il alerte sur le danger à considérer la jupe longue comme un signe religieux ostentatoire. La conseillère communale Zoubida Jellab dénonce le sentiment de rejet induit par ce type de mesures: "Les jeunes filles qui ne se retrouvent plus dans le projet pédagogique d'une école se replient sur elles et préfèrent parfois arrêter les cours. C'est une espèce de "check-point" alors que l'école doit être ouverte. Ce genre de règlement amène une crispation et nourrit la révolte des jeunes. Ils ne se sentent pas chez eux alors qu'ils sont nés ici".

En savoir plus sur:

Nos partenaires