Un gouvernement ni bon ... ni mauvais

13/02/12 à 10:21 - Mise à jour à 10:21

Source: Le Vif

Il semble que les Belges aient du mal à émettre un avis sur les personnes qui nous gouvernent depuis maintenant presque deux mois. Près de la moitié de nos concitoyens n'arrivent pas à trancher si l'on en croit le sondage effectué par Dedicated Research auprès de plus 3.000 Belges.

Un gouvernement ni bon ... ni mauvais

© Belga

Les Belges, gouvernés depuis presque deux mois par Elio Di Rupo et son équipe, hésitent beaucoup à donner une appréciation formelle et définitive sur les performances du gouvernement actuel, rapporte lundi La Libre Belgique, sur base des résultats d'un sondage réalisé par Dedicated Research auprès de plus 3.000 Belges. Vingt-trois pc des personnes interrogées estiment ainsi que l'action du gouvernement n'est ni bonne ni mauvaise, tandis qu'un même pourcentage estime qu'"il est trop tôt pour le dire". Vingt-cinq pour cent des Belges estiment quant à eux que cette action est "assez mauvaise" ou "très mauvaise".

Le gouvernement devrait tenir jusqu'en 2014 avec un Elio Di rupo efficace

Cependant, si les personnes sondées ne savent que penser de la nouvelle équipe, elles estiment, en revanche - c'est en tout cas l'affirmation la plus souvent pointée - que le gouvernement fédéral tiendra jusqu'à son terme théorique, c'est-à-dire jusqu'en juin 2014.

Par ailleurs, de nombreux Belges estiment que le gouvernement est efficacement dirigé par son Premier ministre Elio Di Rupo. Ce sont surtout les Bruxellois qui le pensent (48%), devant les Wallons (47%), bien loin devant les Flamands (24%).

Des banques responsables de la crise économique

Outre le point de vue des Belges sur le gouvernement, Dedicated Research a également cherché à connaître l'avis des citoyens sur la crise économique. Pour 71 pc d'entre eux, les banques sont responsables de la crise économique. Les électeurs les plus "remontés" à l'égard des banques sont ceux du cdH à Bruxelles: 87% citent les banques comme étant "responsables" de la crise. Les moins agressifs à l'égard des banques sont les électeurs du Vlaams Belang (58%).

Le monde politique arrive sur la deuxième marche de ce podium. Et parmi ceux qui citent le plus souvent le monde politique comme deuxième responsable de la crise, on retrouve les mêmes électeurs bruxellois du cdH (69% pour une moyenne nationale de 44%), les plus compréhensifs étant les électeurs du VLD (29%).

Autre enseignement intéressant de cette étude: les Belges, d'où qu'ils viennent, estiment que c'est l'Union européenne qui sera la plus apte à redresser la situation. Par ailleurs, les électeurs bruxellois du CDH (67%) et ceux du MR (52%), de même que les électeurs wallons du PS (47%) estiment que le gouvernement fédéral est mieux à même de nous sortir de la crise.

Logiquement, les électeurs de la N-VA (39%) préfèrent penser que ce sont les gouvernements régionaux qui auront cette mission. Au CD&V, ils ne sont que 17% à croire que le salut viendra des entités fédérées.

En outre, toujours sur base de l'étude de Dedicated Research, il ressort que le Belge conserve un degré de confiance relativement moyen envers le politique (entre 4 et 6). L'indice moyen de confiance atteint 5,5 en Flandre et à Bruxelles, pour 5,1 en Wallonie. Au niveau national, cela donne un indice de 5,4.

LeVif.be avec Belga

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