Un exercice "tueur de masse" dans une école de La Hulpe

16/02/16 à 15:40 - Mise à jour à 15:40

Source: Belga

Le site Alix Le Clerc du collège Notre-Dame des trois vallées, à La Hulpe, est le théatre depuis la fin de la matinée d'un exercice dit "Amok", simulant l'irruption dans l'établissement scolaire d'un tueur de masse.

Un exercice "tueur de masse" dans une école de La Hulpe

© Belga

Les 150 membres de différentes zones de police du Brabant wallon, de la police judiciaire fédérale (PJF) de Nivelles et des services de secours qui ont participé à cet exercice n'étaient pas au courant des détails du scénario. Celui-ci prévoyait qu'un père d'un élève renvoyé vienne se venger, armé et accompagné de son frère. Bilan : une dizaine de (faux) blessés et deux (faux) morts.

"Dès 2011, lorsqu'un homme armé était entré dans une crèche en Flandre, nous avons organisé un exercice recréant un scénario assez semblable, pour voir comment nos hommes allaient réagir. Depuis 2012, la formation "Amok" (tueur de masse) est obligatoire pour les policiers et nous avons continué à organiser ce type d'exercice. L'an dernier, c'était dans les locaux de l'entreprise Swift. Cette fois, nous avons imaginé de le faire dans une école", indique Alain Rummens, le chef de corps de la zone de police de la Mazerine, sur le territoire de laquelle se déroulait l'exercice.

Une cinquantaine de policiers des zones de police locale de la Mazerine, Braine-l'Alleud, Ottignies et Wavre ainsi que huit hommes de la team de constatation de la PJF de Nivelles, tous accompagnés d'observateurs, ont participé à l'exercice. Une trentaine de secouristes de l'ACS La Hulpe étaient également impliqués.

Une soixantaine de professeurs de l'établissement s'étaient portés volontaires pour jouer les figurants terrorisés ou blessés, qui devaient être évacués par les forces de l'ordre. Les élèves, par contre, n'avaient pas cours ce mardi et ne se trouvaient donc pas sur place. "Nous attendons de cet exercice la création d'une dynamique autour de la sécurité, penser les processus et pas seulement la pratique", indique le directeur de l'établissement, Dominique Lefebvre.

Pour la première fois en Brabant wallon, la PJF était intégrée à ce type d'exercice aux côtés des policiers locaux. Cela lui permet notamment de travailler le moment critique de la reprise d'enquête, lorsque les spécialistes des constatations sur les scènes de crime (un des deux faux morts prévus n'était autre qu'un des tueurs) prennent le relais des policiers intervenant en premier lieu pour neutraliser les tueurs et sécuriser l'école.

Un premier débriefing de l'ensemble des intervenants aura lieu dans l'après-midi.

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