Un exercice d'"autosatisfaction" qui est une véritable "gifle aux travailleurs"

17/10/16 à 13:11 - Mise à jour à 13:14

Source: Belga

(Belga) La déclaration de politique générale du Premier ministre a été l'occasion d'un exercice d'"autosatisfaction ressenti comme une véritable gifle par les travailleurs", a indiqué lundi la cheffe de groupe PS Laurette Onkelinx lors du débat à la Chambre.

La cheffe de file socialiste a dénoncé les mesures touchant les revenus des caissières à travers le recul du soutien à l'emploi, la confiscation de la négociation interprofessionnelle sur la formation des salaires, la flexibilisation du travail ôtant certaines possibilités de sursalaire et de repos compensatoire, la hausse des cotisations sur les prépensions qui augmentera les recours aux licenciements secs, la diminution du montant de la pension pour ceux qui ont dû subir une deuxième phase de chômage et la "mauvaise farce des starters jobs" qui consiste en une "marche arrière toute" sur le salaire minimum des jeunes. Le gouvernement justifie les réformes de flexibilité par la nécessité de préserver l'emploi mais les travailleurs de Caterpillar, ING, Axa et IBM ont connu un "mois de septembre noir", a observé Mme Onkelinx. "Ce qui fait la force de la société, ce sont les travailleurs, pas les actionnaires", a-t-elle ajouté, dénonçant l'absence d'impôt sur le capital. "Plutôt que d'empêcher les licenciements boursiers, on attaque les travailleurs", a-t-elle dit, régulièrement interrompue par le Premier ministre qui a regretté les "contre-vérités absolues" émanant de l'intervenante. Le chef du gouvernement a notamment précisé que la mesure encourageant les starters jobs visera les salaires bruts et ne baissera donc nullement le salaire-poche des travailleurs. Et le gouvernement mise sur l'effet retour pour la financer, a-t-il précisé alors que l'opposition soulignait qu'aucune compensation n'avait été prévue dans le budget pour financer le coût d'une telle mesure. (Belga)

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