Un ex-conseiller de Trump aurait envisagé de livrer Gülen contre paiement

11/11/17 à 04:20 - Mise à jour à 04:21

Source: Belga

(Belga) Selon les médias américains NBC et Wall Street Journal, le procureur spécial Robert Mueller, qui mène une vaste enquête sur une éventuelle collusion entre l'équipe Trump et la Russie dans le cadre de la campagne présidentielle, s'intéresse également à des contacts entre des responsables turcs et l'ancien conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche.

Celui-ci aurait rencontré en décembre 2016 à New York, avec son fils Michael Flynn Jr, de hauts responsables du gouvernement turc. Il aurait abordé avec eux la possibilité d'une remise à Ankara de l'opposant au régime Fethullah Gülen, qui vit en exil aux Etats-Unis et dont la Turquie réclame depuis longtemps, sans succès, l'extradition. Les Turcs auraient offert à M. Flynn "15 millions de dollars au maximum pour livrer Fethullah Gülen au gouvernement turc" en utilisant un avion privé pour le transporter jusqu'à l'île-prison d'Imrali, dans la mer de Marmara, où est notamment détenu le chef historique du PKK, Abdullah Öcalan, indique NBC. NBC et le Wall Street Journal citent plusieurs sources proches de la vaste enquête "russe" menée par M. Mueller. Ce dernier se concentre dans ce cadre sur les contacts entre Michael Flynn et des intermédiaires russes pendant la dernière campagne présidentielle de l'équipe Trump, mais s'intéresse aussi à ses activités non-déclarées de lobbyiste, notamment pour la Turquie. Pendant la rencontre avec les responsables turcs, il aurait aussi été question d'aider à la libération de l'homme d'affaires turco-iranien Reza Zarrab, inculpé avec neuf autres personnes aux Etats-Unis pour avoir enfreint l'embargo financier contre l'Iran. Le WSJ dit ignorer si les responsables turcs ont donné suite, précisant qu'il n'existait aucune trace de paiement. Les avocats de M. Flynn ont assuré que les informations de presse étaient "fausses". Le général Flynn, ancien chef du renseignement militaire américain, a démissionné 22 jours seulement après avoir été nommé conseiller à la sécurité nationale. Il avait caché au vice-président Mike Pence et à d'autres responsables de la Maison Blanche ses contacts répétés avec des personnalités russes avant la victoire de Donald Trump. (Belga)

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