Un été en kayak sur les canaux de Belgique

11/07/11 à 16:29 - Mise à jour à 16:29

Source: Le Vif

Louis-Philippe Loncke, 34 ans, a eu l'idée originale de passer ses week-end d'été à...pagayer. Il vient d'entamer son projet, BelgiKayak, qui le verra parcourir au total 600 km sur les eaux belges.

Un été en kayak sur les canaux de Belgique

© http://belgikayak.blogspot.com/

Louis-Philippe Loncke est un explorateur reconnu par le prestigieux club mondial d'explorateurs Explorers Club - ils ne sont que deux en Belgique. Ce fou de nature a décidé il y a plus d'un an de se lancer un nouveau défi : faire le tour de la Belgique en kayak.

Aujourd'hui, fort de nombreuses expéditions en environnement extrême, dont la traversée d'un désert australien à pied lui valant le qualificatif de "légende", il est devenu un véritable expert en ce domaine.

Simpson Desert Trek from Michael Thomas on Vimeo.

L'eau comme thème de prédilection

Amoureux de la nature, Louis-Philippe est un citoyen écolo. Au cours de sa promenade estivale sur les canaux belges, il souhaite avant tout sensibiliser la population à la pollution. Il perçoit avant tout son projet Belgikayak comme une initiative citoyenne. "L'eau est notre or bleu", dit-il.

Un sac en plastique "on peut imaginer qu'il est tombé dans l'eau...mais une télévision, là c'est autre chose. C'est parce qu'on ne voit pas assez la pollution qu'on ne prend pas acte", s'indigne-t-il.

Et cette pollution "invisible", il souhaite la dénoncer. "Lorsqu'on est dans l'eau, on remarque vraiment les déchets qui pullulent", explique l'explorateur. Conscientiser la population pour qu'enfin, "les Belges réfléchissent à leurs actes de la vie quotidienne", sera donc l'un de ses défis durant l'été.

Montrer la beauté de la Belgique

A côté de cette sensibilisation, Louis-Philippe Loncke voudrait aussi montrer la beauté de la Belgique. Les ponts, écluses, ouvrages d'art ou autres lieux culturels et naturels seront passés au crible. Et le kayak permet de le faire de façon originale. "Le kayak permet une progression lente pour filmer, photographier et documenter".

Durant son périple, Louis-Philippe sera donc accompagné d'un ami qui le filmera et le photographiera. Lui-même prendra autant que possible des photos à partir de son kayak.

Un défi sportif


Mais pour relever ce challenge, cet ingénieur de formation a dû étudier en profondeur les cartes des voies navigables belges afin de dénicher le trajet optimal entre la capitale et l'arrivée prévue à Ostende.


Louis-Philippe doit également jongler entre sa vie professionnelle et sa vie d'aventurier. Tout un art. "Etre explorateur, c'est plus qu'un boulot à plein temps. J'ai déjà dû travailler jusqu'à travailler 110 heures par semaine pour le projet BelgiKayak", explique-t-il.


On pourrait se dire que cette traversée semble peu "audacieuse" en comparaison de ses autres innombrables explorations. Normal, rétorque Louis-Philippe, il ne s'agit pas d'une exploration mais bien d'une expédition d'aventure. Même si les vagues et les bateaux surprennent, cela reste "une aventure avec un petit "a" mais avec un grand "B" comme Belgique" plaisante-t-il. L'aventure, c'est pouvoir faire face aux problèmes et s'y adapter. Passer les écluses et passer à proximité des bateaux font partie des défis qu'il devra relever tout au long des 600 km.


A côté des nombreux sports extrêmes qu'il maîtrise, Louis-Philippe avoue qu'il n'est pas un expert en kayak. "Si j'ai fait 8 heures de kayak dans ma vie, c'est beaucoup". Il a donc du s'entraîner pour relever le challenge.

Ce mouscronnois tiens à jour un blog bilingue français-néerlandais, sans y voir aucun message politique. Son but est de fédérer les Belges du Nord comme du Sud autour de la question de l'eau. Un défi vert, culturel et ne l'oublions pas...sportif. L'arrivée à Ostende est prévue le 18 septembre.

Chaque semaine de l'été, retrouvez les nouvelles images de l'aventure de Louis-Philippe Loncke dans notre album retraçant son périple.
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