Un débat sur la situation économique et sociale entaché par un vif incident à la Chambre

15/09/16 à 16:27 - Mise à jour à 16:27

Source: Belga

(Belga) La situation de l'emploi, en particulier à Caterpillar, a donné lieu à quelques échanges soutenus sur la prise en charge des travailleurs âgés qui risquent leur emploi et au final sur un vif incident quand plusieurs parlementaires se sont indignés de l'attitude de leur collègue Luk Van Biesen (Open Vld) qui aurait, selon leurs dires, invité la cheffe de groupe sp.a Meryame Kitir à "retourner au Maroc".

Un débat sur la situation économique et sociale entaché par un vif incident à la Chambre

Un débat sur la situation économique et sociale entaché par un vif incident à la Chambre © BELGA

Certains demandent que les travailleurs âgés de Caterpillar puissent bénéficier d'un statut d'exemption à l'instar de celui qui avait permis à certains des ouvriers de Ford Genk de bénéficier de la prépension. Meryame Kitir s'en est elle-même émue, soulignant la responsabilité des employeurs qui ne veulent pas engager de travailleurs âgés. Celle-ci a été interpellée à la suite de son intervention par Luk Van Biesen, une intervention qui a suscité quelque agitation sur les bancs avoisinants. Prenant à son tour la parole, Kristof Calvo (Groen) a alors dénoncé publiquement l'attitude du député libéral flamand qu'il a accusé d'avoir invité Mme Kitir à "retourner au Maroc". Face à l'attitude scandalisée de l'assemblée, l'intéressé a nié avoir tenu de tels propos. Le président de la Chambre Siegfried Bracke a pris la parole pour indiquer que "si les allégations étaient avérées", il considérerait le propos comme "inacceptable" et inviterait l'intéressé à "présenter des excuses". Quelques instants plus tard, après un aller retour, Luk Van Biesen a indiqué depuis sa place dans l'hémicycle que "si ses propos avaient été mal compris, il s'excusait". Il a ajouté avoir voulu rassurer les travailleurs de Caterpillar qui n'auront selon lui pas de peine à convaincre d'autres emloyeurs vu leurs qualifications. Meryame Kitir a confirmé dans les couloirs de la Chambre que les mots avaient bien été prononcés par Luk Van Biesen tels que rapportés par Kristof Calvo. Elle a dénoncé qu'un parlementaire, avec sa fonction d'exemple, puisse se laisser aller à un tel dérapage à une époque où le racisme a repris vigueur dans la société. Elle entend discuter avec le président de l'assemblée des suite à donner à cette affaire. (Belga)

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