Un conseiller de Trump vante la "force des alliances" de l'Amérique

10/01/17 à 23:57 - Mise à jour à 11/01/17 à 00:06

Source: Belga

(Belga) Le conseiller à la sécurité nationale du président élu des Etats-Unis Donald Trump a vanté mardi "la force des alliances" de l'Amérique dans le monde, après des propos de campagne de M. Trump jugés isolationnistes et qui avaient inquiété en Europe et en Asie.

Un conseiller de Trump vante la "force des alliances" de l'Amérique

Un conseiller de Trump vante la "force des alliances" de l'Amérique © BELGA

"Au moment où nous examinons et possiblement redéfinissons nos relations dans le monde, nous devons garder à l'esprit ce qu'ont été les sacrifices et les engagements profonds de nombre de nos alliés au nom de notre sécurité et de notre prospérité", a souligné l'ancien général Michael Flynn, choisi par Donald Trump pour diriger son conseil de sécurité nationale (NSC), la cellule de politique étrangère de la Maison Blanche. "Ces alliances sont l'un des grands outils à notre disposition et la force de ces alliances magnifie notre propre force" a salué M. Flynn, qui s'exprimait pour la première fois en public, devant un parterre de responsables officiels, diplomates, experts et journalistes, lors d'un passage de témoin symbolique avec sa prédécesseur Susan Rice. Les Etats-Unis sont en pleine transition politique entre le président Barack Obama et son successeur Donald Trump qui prêtera serment le 20 janvier. Son futur chef du NSC a vanté "l'exceptionnalité américaine", estimant que les Etats-Unis "ont toujours été et seront toujours la nation indispensable". "Qu'on le veuille ou non, le monde a besoin de nous et en fait l'exige", a assuré cet ancien général respecté, réputé être un pourfendeur de l'islamisme et un indulgent avec la Russie. Donald Trump veut justement se rapprocher de Moscou et il avait semé le trouble chez les alliés européens et asiatiques des Etats-Unis. En campagne présidentielle, il avait ainsi critiqué l'Otan et son Article 5 fondé sur le principe de solidarité entre ses Etats membres en cas d'agression. Il avait aussi réclamé aux Européens d'augmenter leurs contributions financières. Pour l'Asie, M. Trump avait évoqué la possibilité que le Japon ou la Corée du Sud se défendent seuls en se dotant de l'arme nucléaire, face à la Corée du Nord. Même si la diplomatie Trump reste floue, le milliardaire peut être rattaché au courant isolationniste ou non interventionniste de la politique étrangère américaine. (Belga)

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