Un chômeur sur deux n'est pas très actif dans sa recherche d'emploi

13/03/14 à 06:45 - Mise à jour à 06:45

Source: Le Vif

L'an dernier, à peine un chômeur sur deux a démontré des efforts suffisants de recherche d'emploi, selon le tout der­nier rapport de l'Onem sur "l'activation du comportement de recherche d'emploi", qu'ont pu consulter La Libre Belgique et La Dernière Heure.

Un chômeur sur deux n'est pas très actif dans sa recherche d'emploi

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L'an dernier, seuls 53,2 % des évaluations de re­cherche d'emploi ont été jugées suffisantes par l'Onem. Avec 2009 (53 %), c'est le pourcentage le plus bas depuis qu'a été instauré le contrôle de la disponibilité des chômeurs. Dans son rapport, l'Onem ne fournit pas d'explications à ce mauvais résultat.

Le nombre de sanctions prononcées l'an dernier à l'égard de chômeurs s'est lui établi à 17.140 sanctions, soit une hausse de 10,4 % par rapport à 2012. Ces sanctions ne se traduisent toutefois pas par autant d'exclusions du chômage. En 2013, on a compté 6.727 suspensions temporaires des allocations pendant 4 mois (27 % en Flandre, 56 % en Wallonie et 17 % à Bruxelles) ; 4.815 réductions d'allocations pendant 4 mois pour les cohabitants à revenus limités, les chefs de ménage ou les isolés (37 % en Flandre, 38 % en Wallonie et 25 % à Bruxel les) ; 2.301 allocations réduites pendant 6 mois suivies d'une exclusion (36 % en Flandre, 41 % en Wallonie et 23 % à Bruxel­les) ; et 3.297 exclusions (28 % en Flandre, 56 % en Wallonie et 16 % à Bruxelles).

L'Onem a voulu mesurer l'impact de cette politique d'activation sur le nombre de demandeurs d'emploi indemnisés. Même si ces évolutions dépendent aussi de la conjoncture d'autres mesures, l'Onem constate un recul pour les trois classes d'âge concernées par l'activation, bien qu'il y ait des différences notables selon les régions.

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