Un Belge sur cinq ne veut pas que son enfant ait un partenaire de couleur

21/03/16 à 08:56 - Mise à jour à 08:56

Source: Belga

Une personne sur cinq trouverait dérangeant que son enfant forme une couple avec un(e) partenaire de couleur, ressort-il d'un sondage d'Unia (ex-Centre interfédéral pour l'égalité des chances) réalisé à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale ce 21 mars. Une campagne à destination des jeunes est également lancée.

Un Belge sur cinq ne veut pas que son enfant ait un partenaire de couleur

© iStock

"Quiconque pense que les jeunes seraient moins opposés à un partenaire avec une couleur de peau différente se trompe. 17,5% des 16 à 25 ans disent qu'ils ne préféreraient pas voir leur enfant dans une relation avec une personne de couleur", commente Patrick Charlier, directeur d'Unia. Il estime que cela traduit une forme de "polarisation de la société" qui se concrétise, dans certains cas, par des vies séparées. "Les jeunes vivent encore trop souvent dans des mondes différents en fonction de leur couleur de peau, sans avoir de réelles interactions."

Le rejet est encore plus important chez les 56 à 65 ans (25%). Ils sont 22% à ne pas l'accepter chez les 36-45 ans et 21% pour la tranche d'âge des 46 à 55 ans. Unia a également posé la même question à des personnes issues de l'immigration, et près de 12% des répondants ont indiqué qu'ils éprouveraient aussi des difficultés.

Une nouvelle campagne de sensibilisation pour mettre fin aux préjugés racistes est par ailleurs lancée lundi, visant principalement les jeunes. Un film circule notamment sur internet et les réseaux sociaux. "Nous devons être très vigilants car un préjugé, même inconscient, est très souvent la première étape vers une discrimination", conclut Patrick Charlier.

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