"Un banal meurtre passionnel"

05/10/16 à 09:53 - Mise à jour à 09:58

Source: Le Vif

Après les dernières heures de Véronique Pirotton, reconstituées avec force par l'avocat des parties civiles et l'avocat général , place à la défense, qui aura le dernier mot. Bernard Wesphael risque la prison, peut-être avec sursis, si l'on tient compte des circonstances atténuantes.

La défense aura fort à faire - d'abord Me Tom Bauwens, ensuite, le maestro, Me Mayence- pour dissiper les images que l'avocat des parties civiles, Philippe Moureau, puis, l'avocat général, Alain Lescrenier, ont laissées dans l'esprit des juges-citoyens. Celles d'une bagarre dans le lit, l'accusé à califourchon sur Véronique Pirotton, un genou sur son ventre, tandis qu'il maintient un coussin sur sa figure et qu'elle se débat violemment, la chute par terre, son corps à demi nu traîné dans la salle de bain, le sachet en plastique posé sur sa figure pour faire croire à un suicide, etc. "Le gentil chien qui se laissait caresser a mordu la main qui le nourrissait. Ce jour-là, le méchant loup est sorti", a osé l'avocat général pour expliquer la transformation d'un non-violent en meurtrier de sang chaud. Ce que Bernard Wesphael est, sans le moindre doute, aux yeux de l'accusation et des parties civiles (fils, soeur, tante et cousin de la victime).
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