Un affrontement PS-MR risque de paralyser le pays, avertit Eric Van Rompuy

31/01/16 à 17:11 - Mise à jour à 17:11

Source: Belga

(Belga) Le député Eric Van Rompuy (CD&V) s'est inquiété dimanche d'une dégradation des relations entre le PS et le MR. Selon lui, elle pourrait paralyser le pays.

Un affrontement PS-MR risque de paralyser le pays, avertit Eric Van Rompuy

Un affrontement PS-MR risque de paralyser le pays, avertit Eric Van Rompuy © BELGA

La réunion du comité de concertation mercredi a démontré une nouvelle fois à quel point les relations étaient tendues entre les deux premiers partis francophones depuis les élections de mai 2014. Le PS dirige avec le cdH, et DéFI à Bruxelles, les entités fédérées tandis que le MR est le seul parti francophone du gouvernement fédéral. La question des tunnels bruxellois a poussé les deux partis au bord de la crise de nerfs cette semaine. "Ce pays n'est pas gouvernable si les majorités dans les Régions et le fédéral commencent à créer des conflits. Nous sommes un fédéralisme de coopération. Si on continue à faire des conflits, ça finira mal. Dans les Régions, le PS est dominant. Au fédéral, c'est le MR qui est le parti francophone dominant. Si tous les deux commencent à se faire la guerre, ça va mal finir. Le pays ne va plus fonctionner", a déclaré M. Van Rompuy sur le plateau des "Décodeurs" (RTBF). La Belgique a connu de difficiles années de tension communautaire entre 2007 et 2011, qui ont favorisé l'essor de la N-VA. Les nationalistes flamands ont annoncé récemment qu'ils relançaient leur chantier institutionnel, sans renier toutefois leur engagement de trêve communautaire. "Je suis partisan de plus d'autonomie flamande mais je ne suis pas prêt à payer le prix d'une paralysie du pays pendant quelques années avec un parti qui veut la fin du pays. Une 7e réforme de l'Etat, on ne pourra pas la négocier avec la N-VA parce qu'ils veulent la scission du pays, de la sécurité sociale, de la dette, transférer tout le pouvoir fiscal aux Régions et financer l'Etat central par des dotations", a expliqué le président de la Commission des Finances. (Belga)

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