Tunnels bruxellois: si l'ardoise grimpe, il importera de chercher un consensus au-delà de Bruxelles

18/01/16 à 11:28 - Mise à jour à 11:28

Source: Belga

(Belga) Si l'analyse de l'état des tunnels de la capitale révèle le besoin d'une dépense de 600 millions à un milliard d'euros, il faudra se poser la question de ce que l'on fait et de chercher un consensus sur ce point au-delà de Bruxelles, a affirmé lundi matin le chef du groupe PS à la Ville de Bruxelles, Philippe Close, présentant ses bons voeux à la presse.

"Si c'est entre 600 millions d'euros et un milliard, cela représente le coût d'investissement d'un (ndlr: une ligne de) métro. Dans ce cas, il importe surtout de bien réfléchir. Il faudra plus qu'un colloque pour cela et il faudra associer tous les niveaux de pouvoir", a commenté l'élu socialiste. Dressant un bilan du travail engrangé depuis le début de la législature, Philippe Close s'est félicité de l'apport du refinancement de la Région bruxelloise qui lui a permis d'envisager des politiques ambitieuses. Il souhaite que la Région ne thésaurise pas trop les moyens dont elle dispose car ses besoins sont grands. Pour lui la réforme fiscale qui se mettra en place d'ici 2017 doit aussi être l'occasion de revoir à la hausse les politiques de proximité et de soutien aux communes qui représentent 42% des investissements publics. Autre enjeu: accélérer les investissements dans l'offre de logement social notamment en travaillant sur les procédures. Jusqu'à présent, et depuis la naissance de la Région, cela ne progresse pas assez rapidement, a-t-il dit. Dans les matières sociales, Philippe Close est partisan d'une ouverture de l'accès au contrat d'insertion jusqu'à l'âge de 30 ans, même si l'opération à un coût. Il estime par ailleurs qu'il faut aller encore plus loin dans le débat sur la semaine des 4 jours. En matière de sécurité, Celui qui est aussi échevin à la Ville de Bruxelles a souhaité que le fédéral injecte enfin les 400 millions promis pour la sécurité. Il a demandé que le cadre policier bruxellois soit complété des près de 800 agents manquants de longue date. "C'est bien plus de cela que de fusion dont Bruxelles a besoin", a-t-il dit. (Belga)

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