Tueurs du Brabant: Michel Libert privé de liberté

22/10/14 à 19:16 - Mise à jour à 19:24

Source: Belga

Les enquêteurs de la Cellule de Jumet ont procédé à l'interpellation de Michel Libert, un ancien dirigeant de l'organisation d'extrême-droite WNP, ce mercredi matin. Son domicile a été perquisitionné. Il est actuellement privé de liberté et entendu par les enquêteurs. Les enquêteurs de la Cellule Brabant wallon ont interpellé Michel Libert à son domicile de Woluwé-Saint-Lambert, mercredi vers 6h45, confirme le procureur général de Liège, Christian De Valkeneer, à la suite d'une information divulguée par la RTBF.

Tueurs du Brabant: Michel Libert privé de liberté

Portrait robot d'un des tueurs du brabant © Belga

Son habitation a également fait l'objet d'une perquisition. Privé de liberté, il est actuellement entendu à titre de suspect, et non de témoin, par les enquêteurs. En fonction de son interrogatoire et des éléments découverts chez lui, il pourrait être présenté ce jeudi devant la juge d'instruction Martine Michel qui déciderait alors de lui décerner, ou pas, un mandat d'arrêt. La magistrate a d'ores et déjà prolongé le délai de privation de liberté de 24 heures. Michel Libert est l'ancien numéro 2 du WNP, une organisation clandestine d'extrême-droite qui regroupait essentiellement des militaires et des gendarmes. Selon Christian De Valkeneer, il avait déjà été entendu à plusieurs reprises comme témoin, mais jamais comme suspect. D'après la RTBF, les enquêteurs s'intéresseraient aux ordres que Michel Libert aurait donnés quant à la surveillance de grands magasins au début des années 80, soit peu avant le début des Tueries du Brabant. Ex-militaire à l'état-major d'Evere, il aurait détourné des télex de l'OTAN et organisé la filatures d'hommes politiques. Pour l'heure, aucun lien avec le premier suspect des Tueries du Brabant, Jean-Marie Tinck, n'est encore établi.

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