Trump en Wallonie ou le redneck et le baraki

18/11/16 à 12:05 - Mise à jour à 21/11/16 à 09:58

Source: Le Vif/l'express

L'élection de Donald Trump, appuyée notamment, comme les succès du Front national en France ou de la droite flamande, sur un certain vote populaire blanc, suscite des comparaisons avec la Wallonie. Et des vocations.

Serait-ce la rouille qui se révolte ? Le dernier cri d'une région qui se meurt ? Charleroi, aux dernières élections, a voté rouge. Pays vieilli mais sans histoire du charbon, du fer et du verre, chéri du capital du XIXe siècle pour sa situation, méprisé des investisseurs du XXIe pour cette même raison, le coin est aujourd'hui laminé par les délocalisations, abandonné par la mondialisation, ravagé par le chômage. Ses électeurs, d'une classe ouvrière sans repères, ont décidé de s'en remettre à un homme providentiel. Un homme à la mèche blonde qui n'est pas comme eux, mais en qui ils se retrouvent. Un homme que la vie a choyé alors qu'elle les a frustrés de tout. Donc alors, dans les vallées déprimées de Charleroi et de son pays, on a voté rouge à 60 %. Pour une des premières fois. Parce que ce Charleroi-là n'est pas le nôtre, celui dont le rouge est éternel et l'homme providentiel toujours socialiste.
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