Trudeau évoque Bombardier avec Trump et admet des négociations "difficiles" sur l'Aléna

12/10/17 à 02:11 - Mise à jour à 02:13

Source: Belga

(Belga) Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a assuré mercredi qu'il restait optimiste sur le succès des "difficiles" négociations en cours sur l'accord de libre-échange nord-américain (Aléna) avec l'administration Trump, après avoir été reçu par le président américain à la Maison Blanche. "Je comprend que ces négociations sont difficiles et elles continueront à être difficiles et parfois même imprévisibles", a expliqué M. Trudeau à la presse, alors que Canada et Etats-Unis sont également en crise au sujet des pénalités financières imposées à Bombardier par l'administration américaine.

"Je continue d'être optimiste (...) car nous savons que les bénéfices (de l'Alena) ont été sentis par les citoyens des deux pays", a ajouté Trudeau. Avant son entrevue avec le Premier ministre canadien, Trump avait martelé l'importance pour les Etats-Unis de "protéger leurs travailleurs" et d'obtenir un accord "équitable". Concernant les taxes récemment annoncées par l'administration américaine sur l'importation d'avions de l'entreprise canadienne Bombardier, à la suite d'une plainte de sa rivale américaine Boeing, Donald Trump "a dit qu'il comprenait que c'était un enjeu très important pour nous", a rapporté Justin Trudeay à la presse à l'issue de la rencontre. La conversation à ce sujet n'a "pas été facile" mais elle était "importante à avoir", a admis Trudeau. "J'ai souligné que c'était inacceptable ce que le département du Commerce et ce que Boeing ont décidé par rapport à Bombardier, et que c'était inconcevable qu'on fasse des achats militaires de Boeing si (l'avionneur) continue d'agir de cette façon". Les discussions avec Boeing sur l'achat par le Canada de 18 Super Hornet neufs pour son armée ont ainsi été mises à l'arrêt à la suite de ce litige commercial, et une "déclaration d'intérêt" pour des chasseurs F18 d'occasion de l'armée australienne a été émise. Justin Trudeau doit désormais se rendre à Mexico pour y rencontrer le président mexicain Enrique Peña Nieto, dont le pays est un autre acteur essentiel de l'Aléna. (Belga)

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