Travail et précarité : les femmes plus touchées que les hommes

14/10/16 à 10:55 - Mise à jour à 10:54

Source: Le Soir

Le travail préserve-t-il de la pauvreté ? Selon une récente enquête, certaines catégories de la population sont malheureusement plus concernées par la pauvreté que d'autres.

Travail et précarité : les femmes plus touchées que les hommes

© Getty Images/iStockphoto

Le lien entre travail et précarité est le sujet du dernier "Thermomètre Solidaris" publié par Le Soir. Ce baromètre distingue la pauvreté "subjective", que les personnes ressentent, de la pauvreté "objective", l'argent à proprement parler. Selon les résultats de ce sondage, 40% des travailleurs belges ont du mal à boucler leur budget malgré leurs revenus professionnels. Parmi ces derniers, 35% déclarent vivre sous le seuil de la pauvreté, qui représente moins de 1.250 euros par mois.

Parmi les travailleurs qui ont du mal à s'en sortir, une catégorie ressort particulièrement : les femmes. Selon l'enquête Solidaris, dans les 40% se trouvent deux tiers de femmes et un tiers d'hommes. Le taux de travailleurs sous le seuil de la pauvreté ne leur est pas non plus favorable : 4 femmes sur 10, contre 3 sur 10 pour les hommes. Parmi les explications possibles, le taux élevé de temps partiels chez les femmes. En effet, près de 50% des sondés qui ont un revenu sous le seuil de la pauvreté ont un emploi à temps partiel. Parmi les travailleurs à temps partiel, 8 sur 10 sont des femmes.

Cette pauvreté est aussi influencée par la structure des ménages. Les familles de "travailleurs pauvres" sont souvent composées d'un couple où seul l'un des deux travaille ou d'une personne seule. "Ce sont les formes de familles monoparentales et les ménages d'une personne qui sont les plus impactés par cette pauvreté laborieuse", précise Solidaris. Un peu moins de la moitié des personnes qui ont un faible revenu échappent cependant à la précarité grâce au cumul des revenus du ménage.

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