Trajectoire budgétaire : De Croo refuse tout "égoïsme de génération"

24/02/13 à 15:19 - Mise à jour à 15:19

Source: Le Vif

L'ensemble des partis flamands ont exprimé ce dimanche leur opposition à une révision de la trajectoire d'assainissement budgétaire pour la Belgique, comme le préconisait vendredi la vice-Première socialiste Laurette Onkelinx.

Trajectoire budgétaire : De Croo refuse tout "égoïsme de génération"

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Tant les présidents du CD&V, de l'Open Vld que ceux du sp.a et même de Groen ont soutenu dimanche, sur le plateau du Zevende Dag (VRT), la nécessité de ramener le déficit public à 2,15% du PIB en 2013, conformément aux engagements européens du pays qui prévoient un retour graduel à l'équilibre en 2015.

Interrogé lors de l'émission l'Indiscret (RTBF), le vice-Premier Open Vld Alexander De Croo a confirmé cette position, refusant tout "égoïsme de génération" qui consisterait pour la génération actuelle à reporter les problèmes financiers sur la suivante, selon lui.

Invitée sur le plateau de Mise au Point (RTBF) pour un débat avec les présidents de partis francophones, la présidente des libéraux flamands Gwendolyn Rutten a jugé "indispensable de revenir à l'équilibre budgétaire en 2015". Comment ? Par une réduction des dépenses publiques. "On a trop de niveaux (de pouvoir) en Belgique", a-t-elle évoqué.

Le président du MR Charles Michel a lui aussi refusé toute révision de la trajectoire budgétaire : "Il faut poursuivre les efforts à un rythme soutenu" et "maintenir l'objectif pour 2013".

Le président du PS Paul Magnette a de son côté tenu à préciser que son parti ne contestait pas la nécessité d'un assainissement des finances publiques, mais qu'il convenait de réfléchir toutefois au rythme de celui-ci vu les mauvaises prévisions de croissance économique.

Egalement au pouvoir au fédéral, le cdH est lui aussi favorable à un débat sur la trajectoire. Pour Benoît Lutgen, l'objectif de déficit doit être inférieur à 2% seulement. "Si l'on va trop vite, cela crée un manque de croissance et augmente le chômage, ce qui creuse le déficit", a-t-il défendu en substance.

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