Theo Francken: "Pas plus de 250 demandes d'asile par jour"

02/09/15 à 11:40 - Mise à jour à 11:41

Source: Belga

Le secrétaire d'État à l'Asile et la Migration Theo Francken refuse de faire enregistrer plus de 250 demandes d'asile par jour, malgré les files qui s'allongent devant l'Office des étrangers à Bruxelles, a-t-il indiqué mercredi sur Radio 1 (VRT).

Theo Francken: "Pas plus de 250 demandes d'asile par jour"

© Belga

"Je ne dépasserai pas les 250 par jour, ce serait intenable et irresponsable", a-t-il affirmé, malgré divers appels pour relever ce plafond. "Il y a des limites à tout: à notre capacité, à la manière dont on peut créer rapidement de nouvelles places d'accueil, etc. Nous effectuons déjà 4.000 à 5.000 enregistrements par mois, c'est irréel", a jugé le mandataire N-VA. Theo Francken refuse d'instaurer une procédure d'enregistrement basique pour accélérer le traitement de l'afflux. "L'enregistrement, l'identification, la prise des empreintes digitales, cela doit être réalisé correctement". Et de critiquer à nouveau des pays de l'UE comme la Pologne, l'Espagne ou la Tchéquie, qui accueillent peu de réfugiés. "Ils sont toujours les premiers à réclamer de la solidarité, mais maintenant, c'est nous qui sommes confrontés aux problèmes", résume-t-il. S'il reconnaît que la balle est dans le camp des États membres, il n'en demande pas moins l'instauration d'un fonds européen d'urgence pour soutenir le budget fédéral belge. La commissaire européenne aux Affaires sociales Marianne Thyssen (CD&V) a immédiatement réagi, rappelant que le budget européen pluriannuel prévoyait des moyens à cet effet. Theo Francken se dit en concertation constante avec la Ville de Bruxelles, la Défense et les organisation telles que la Croix Rouge pour gérer l'afflux devant l'Office des étrangers. "Ce n'est pas le moment de se livrer à de petits jeux politiques", dit-il. Le président de la N-VA Bart De Wever a lui proposé de réduire les droits des réfugiés en leur créant un statut spécifique. Interrogé, Theo Francken a reconnu que ce serait illégal aux yeux de l'Union européenne. "Mais on peut tout de même en parler, non? Nous mettons cela sur la table, on verra où ça mènera".

En savoir plus sur:

Nos partenaires