Terrorisme : du matériel de fabrication d'explosifs avait été découvert à Verviers

09/05/16 à 13:40 - Mise à jour à 13:55

Source: Belga

Cinq litres d'eau de javel, quinze litres d'acétone et douze litres de peroxyde d'hydrogène avaient été découverts dans l'appartement de la rue de la Colline à Verviers le 15 janvier 2015.

Terrorisme : du matériel de fabrication d'explosifs avait été découvert à Verviers

Durant les opérations du 20 février à Verviers. © BELGA/Eric Lalmand

"Des quantités non négligeables mais pas énormes", selon l'enquête. C'est ce qu'a rappelé le président de la 70e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles, lundi matin. Seize personnes sont prévenues devant cette chambre pour participation aux activités d'un groupe terroriste, et certaines pour avoir tenté de commettre des attentats en Belgique, à Verviers, en janvier 2015.

Cinq litres d'eau de javel, quinze litres d'acétone et douze litres de peroxyde d'hydrogène avaient été découverts dans l'appartement où trois terroristes présumés séjournaient. "Il s'agit de quantités non négligeables mais pas énormes", a rappelé le président Pierre Hendrickx, lundi, lors de son rapport oral du dossier. Mais également, ce sont trois kalachnikovs, quatre armes de poing ainsi que deux à trois cents cartouches qui avaient été découvertes. La police avait encore mis la main sur des talkies-walkies, des uniformes de la police et du matériel qui peut servir à confectionner des détonateurs.

Dans son rapport, le président de la 70e chambre a exposé qu'il avait été déterminé que des tirs étaient bien venus de l'intérieur de l'appartement vers l'extérieur. Il était apparu que 186 projectiles provenaient des armes de la police et qu'une quarantaine provenaient des armes des suspects. Khalid Ben Larbi et Sofiane Amghar, les deux hommes qui ont été abattus par la police, avaient utilisé des kalachnikovs, semble-t-il. Le dernier suspect, Marouan El Bali, qui avait été blessé et qui comparaît lundi, est suspecté d'avoir utilisé la troisième arme, un pistolet.

Des conversations téléphoniques évoquaient une marchandise cachée à Verviers

"J'ai tout", avait déclaré l'un des prévenus dans une conversation téléphonique datant de deux mois avant l'offensive policière à Verviers. C'est cette petite phrase, captée dans une conversation téléphonique en décembre 2014, qui avait déclenché l'enquête sur la filière terroriste de Verviers.

Les étapes de l'enquête ont été rappelées par le président de la 70e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles, lundi matin. Seize personnes sont prévenues dans cette affaire pour participation aux activités d'un groupe terroriste et certaines pour avoir tenté de commettre des attentats en Belgique.

Le président Pierre Hendrickx a entamé l'instruction d'audience, lundi vers 10h30, après avoir laissé le temps aux avocats de discuter avec leurs clients. En effet, à la suite de la grève dans les prisons belges ces derniers jours, les avocats n'avaient pas pu rendre visite à leurs clients afin d'évoquer avec eux le procès. Le juge a tout d'abord fait un état oralement d'un rapport du dossier, en rappelant les étapes de l'enquête.

Ainsi, il a notamment confirmé que les investigations avaient débuté le 18 novembre 2014, soit deux mois avant l'offensive policière à Verviers. Une note de la Sûreté de l'Etat avait été envoyée au parquet fédéral et faisait mention de conversations téléphoniques inquiétantes entre un homme déjà connu pour faits de terrorisme et un second individu.

"J'ai tout", avait dit le second au premier. "Tout est caché dans un entrepôt", avait aussi déclaré un autre suspect à cet homme déjà connu de la police, puis plus tard: "je suis en possession de tout".

Ces personnes avaient ensuite été identifiées comme les prévenus Souhaib El Abdi et Mohammed Hamza Arshad mais aussi Abdelhamid Abaaoud, l'un des auteurs des attentats de Paris en novembre dernier, abattu par la police française.

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