Tentative de coup d'Etat en Turquie - Ouverture du plus grand procès de putschistes présumés, dont Fethullah Gülen

01/08/17 à 05:31 - Mise à jour à 05:32

Source: Belga

(Belga) Près de 500 personnes, soupçonnées d'avoir pris part au coup d'Etat manqué de juillet 2016 en Turquie depuis une base de l'armée de l'air ayant servi de centre de commandement aux putschistes, seront jugées à partir de mardi, dans une salle spécialement construite dans la prison de Sincan, près d'Ankara. L'audience doit commencer à 10H00 (09H00 HB), dans cette pièce qui peut accueillir plus de 1.500 personnes. Des véhicules blindés, des snipers et un drone de surveillance seront déployés pour en assurer la surveillance.

Au total, 486 suspects sont poursuivis dans le cadre de ce procès, le dernier en date en lien avec le putsch manqué. Ils sont soupçonnés d'avoir orchestré le coup depuis la base aérienne d'Akinci au nord-ouest d'Ankara, présentée comme le centre de commandement des putschistes. C'est depuis la base d'Akinci, affirment les autorités, que les ordres ont été donnés aux pilotes de l'armée de l'air qui ont bombardé le parlement et le palais présidentiel dans la nuit du 15 au 16 juillet 2016. Parmi les suspects qui sont jugés, 461 sont en détention, sept autres sont en fuite alors que les autres comparaissent libres. Le principal suspect jugé par contumace est le prédicateur auto-exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen, qu'Ankara accuse d'être le cerveau du putsch, ce que l'intéressé dément catégoriquement. Adil Oksuz, considéré comme le chef opérationnel des putschistes, est lui aussi en fuite. Il avait pourtant été arrêté après le coup avant d'être libéré dans des conditions troubles sur ordre d'un juge. Son second, l'homme d'affaires Kemal Batmaz, détenu dans une prison près d'Ankara, sera en revanche présent au tribunal. L'ancien chef de l'armée de l'air Akin Ozturk figure lui aussi parmi les suspects déjà en détention. Avec d'autres accusés, il est jugé dans plusieurs procès en lien avec le putsch manqué contre le président Recep Tayyip Erdogan. Plusieurs chefs d'accusation ont été retenus contre les suspects, allant de tentative d'assassinat de M. Erdogan à violation de la constitution. (Belga)

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