Tensions entre le PS et l'Open Vld

17/11/11 à 19:45 - Mise à jour à 19:45

Source: Le Vif

Malgré la reprise des négociations autour du budget jeudi après-midi, les petites phrases assassines ont fusé de part et d'autre.

Tensions entre le PS et l'Open Vld

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Les petites phrases n'ont pas cessé jeudi malgré la reprise des travaux en vue d'arriver à un accord budgétaire. Dans l'émission "Villa Politica", le ministre Vincent Van Quickenborne (Open Vld) a déploré l'absence d'une véritable volonté de réformer le pays perceptible dans certains partis, en particulier au PS.

"Le PS continue à s'asseoir autour de la table avec des tabous et les réformes que demandent le Flamand moyen et l'Europe", a-t-il déclaré. Le libéral flamand appelle le formateur Elio Di Rupo, et le PS, à adapter leur méthode. "Nous faisons des mini-pas alors que nous devrions faire de grands pas", a-t-il ajouté.

Selon l'ancienne présidente du sp.a, Caroline Gennez, les raisons du blocage sont d'abord à chercher du côté des deux "extrêmes", le PS et l'Open Vld. Elle a déploré la stratégie de négociation idéologique des libéraux flamands tout en considérant que cela ne ferait pas de mal si le PS assumait "un peu plus" la direction des négociations.

La N-VA s'en est prise quant à elle à la "stratégie de pourrissement" du PS. Aux yeux des nationalistes flamands et du député Siegfried Bracke, le PS laisse délibérément les négociations s'enliser "dans l'espoir que quelque chose vienne de l'Europe", ce qui lui permettrait de justifier des réformes douloureuses.

Reprise des négociations dans la tension A son arrivée à la présidence de la Chambre, le président du sp.a Bruno Tobback a appelé le PS et les libéraux à "prendre leurs responsabilités", les premiers, car c'est de leurs rangs qu'émergera le premier ministre, les seconds eu égard à leur implication dans la formation du gouvernement. Chacun doit faire des efforts, a-t-il dit.

Le président du CD&V Wouter Beke a indiqué que les négociations perduraient, car elles portent sur des "décisions difficiles" à prendre. Des représentants du Voka, la coupole flamande des entrepreneurs se sont rendus à la présidence de la Chambre afin de remettre aux négociateurs une pétition, qu'ils disent avoir été signée par 10.000 personnes, appelant à agir au profit de la croissance économique

Les six représentants des partis assis à la table des négociations en vue de la formation du gouvernement ont repris les discussions budgétaires jeudi vers 16h30. Celles-ci avaient été interrompues à l'aube, peu après 6 heures.

Les négociateurs vont poursuivre les discussions sur les réformes structurelles que doit prendre la Belgique et sur l'épure budgétaire.

LeVif.be avec Belga

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