Tensions avec la Corée du Nord - Washington "ne prendra aucune discussion au sérieux" sans abandon du nucléaire

03/01/18 à 01:27 - Mise à jour à 01:29

Source: Belga

(Belga) L'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, a réagi sans enthousiasme mardi à la perspective d'une rencontre prochaine entre responsables du régime nord-coréen et autorités sud-coréennes, une entrevue qui serait, si elle a lieu, une première en plusieurs années. La diplomate américaine a indiqué que "la Corée du Nord peut parler avec qui que ce soit, les Etats-Unis ne le reconnaitront pas tant qu'elle n'accepte pas d'abandonner les armes nucléaires dont elle dispose".

Nikki Haley s'exprimait peu de temps après la proposition du ministre de l'Unification sud-coréen, de pourparlers de haut niveau à tenir dans la zone démilitarisée entre les deux Corées le 9 janvier. La veille, le leader nord-coréen Kim Jong-un avait effectué une rare et inattendue main tendue envers Séoul, évoquant l'espoir d'améliorer les relations avec le voisin du Sud, ainsi que la possible présence d'athlètes du Nord aux JO d'hiver de Pyeongchang en février. "Le monde civilisé doit rester uni et vigilant, contre l'arsenal nucléaire de l'Etat-voyou. Nous n'accepterons jamais une Corée du Nord nucléaire", a balayé Nikki Haley mardi. "Nous ne prendrons aucune discussion au sérieux, s'ils ne font rien pour interdire toute arme nucléaire en Corée du Nord", a-t-elle poursuivi quant à la possibilité de pourparlers "de haut niveau" entre les deux Etats. "Nous considérons" la Corée du Nord "comme un régime très dangereux, et nous ne pensons pas qu'il nous faut un sparadrap, un sourire, et poser pour une photo", a résumé Haley, qui a martelé que la priorité était que Pyongyang "arrête les armes nucléaires, et maintenant". Washington a poussé au Conseil de sécurité de l'ONU plusieurs trains de sanctions visant la Corée du Nord, censés la punir pour la poursuite de son programme balistique et nucléaire. Si les effets réels de ces sanctions sont difficiles à évaluer, Donald Trump a estimé mardi qu'elles "commencent à avoir un gros impact" sur Pyongyang, qui prétend être désormais capable de frapper tout le territoire américain d'un missile porteur de l'arme nucléaire. (Belga)

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