Syrie: la deuxième conférence de Bruxelles promet 4,4 milliards de dollars d'aide en 2018

25/04/18 à 15:31 - Mise à jour à 15:32

Source: Belga

(Belga) La communauté internationale s'est engagée mercredi à financer à hauteur de 4,4 milliards de dollars (environ 3,6 milliards d'euros) l'aide humanitaire fournie en 2018 à la population et aux réfugiés syriens, a indiqué mercredi le chef de l'agence d'aide de l'ONU, Mark Lowcock, lors de la deuxième conférence de Bruxelles pour l'avenir de la Syrie.

"C'est un bon début, mais nous aurions souhaité lever plus de fonds", a reconnu M. Lowcock, qui a particulièrement remercié l'Union européenne, l'Allemagne et le Royaume-Uni pour leurs contributions substantielles. Alors que le conflit syrien entre dans sa huitième année, la situation humanitaire continue de se détériorer dans la région. L'ONU espérait réunir 9 milliards de dollars (7,3 milliards d'euros) pour venir en aide aux 6,1 millions de personnes déplacées à l'intérieur de la Syrie et aux plus de cinq millions de Syriens réfugiés dans les pays voisins, notamment en Turquie, au Liban et en Jordanie. Outre son volet humanitaire, cette deuxième conférence de Bruxelles avait pour objectif d'obtenir un soutien politique pour le processus de paix piloté depuis Genève par les Nations unies, mais actuellement au point mort. Les représentants de quelque 80 pays et organisations internationales ont tous admis lors de la conférence que "la relance du processus politique" était indispensable pour parvenir à une solution dans le conflit syrien, a souligné la cheffe de la diplomatie de l'UE, Federica Mogherini. L'ensemble des acteurs présents ont également reconnu le "rôle clé des Nations unies qui doivent continuer à parrainer ce processus politique", a-t-elle ajouté. Les négociations engagées à Genève par l'ONU n'ont guère progressé en huit cycles, car le régime de Bachar al-Assad refuse pour l'instant de traiter avec ses opposants, divisés et affaiblis sur le terrain. Les Européens ont une nouvelle fois appelé mercredi les alliés de Damas - la Russie et l'Iran - à faire pression sur le régime syrien pour qu'il accepte de s'asseoir à la table des négociations. (Belga)

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