Syrie: 21 civils tués par des frappes russes sur Alep

04/02/16 à 15:27 - Mise à jour à 15:27

Source: Belga

(Belga) Au moins 21 civils, dont trois enfants, ont péri jeudi dans des frappes russes sur six quartiers rebelles de la ville d'Alep dans le nord de la Syrie, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Syrie: 21 civils tués par des frappes russes sur Alep

Syrie: 21 civils tués par des frappes russes sur Alep © BELGA

L'offensive du régime syrien appuyé par l'aviation russe a par ailleurs entraîné la fuite de près de 40.000 civils depuis le début de la semaine, selon l'OSDH, qui dispose d'un large réseau de sources à travers la Syrie. L'ONG a averti que le nombre de victimes des frappes "pourrait augmenter en raison d'un grand nombre de blessés". C'est la première fois que l'OSDH est en mesure de confirmer des frappes russes sur l'ex-capitale économique de Syrie. "Jusqu'à présent, les frappes russes se concentraient sur la province d'Alep", a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire. La Russie dément viser des civils dans le cadre de sa campagne militaire lancée en Syrie en septembre dernier. L'armée syrienne, soutenue par l'aviation russe, a réussi à resserrer l'étau mercredi autour des rebelles dans la ville d'Alep après avoir coupé leur principale route d'approvisionnement, un nouveau succès pour le régime depuis l'intervention de Moscou dans le conflit. Les troupes du régime menacent désormais d'assiéger totalement les quartiers rebelles de la deuxième ville de Syrie. D'après l'OSDH, les personnes ayant fui se sont dirigées vers la ville kurde d'Afrine, plus au nord de la zone des combats entre régime et rebelles, ainsi que vers des régions frontalières de la Turquie. "Certains ont trouvé refuge dans des maisons mais des milliers de personnes se trouvent sans abri dans les champs autour d'Afrine, dans la région d'Azaz frontalière de la Turquie et à Atareb et Dar Ezzat au nord-ouest d'Alep", selon M. Abdel Rahmane. Elles "ont besoin d'aide urgente de la communauté internationale". Ces déplacés ne peuvent pas entrer en Turquie car le poste-frontière est actuellement fermé aux réfugiés. A Londres, où se tient la conférence des donateurs pour les réfugiés syriens, le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu, dont le gouvernement est opposé au régime syrien, a également fait part de son inquiétude vis-à-vis des milliers de personnes fuyant l'offensive de l'armée. "Désormais 10.000 réfugiés frappent à la porte de Kilis (ville frontalière) à cause des bombardements aériens et des attaques sur Alep", a-t-il souligné, ajoutant que "60 à 70.000 personnes dans les camps au nord d'Alep se dirigent vers la Turquie". (Belga)

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