Syrie 12-12 : une journée d'action en soutien aux victimes du conflit

26/04/13 à 12:22 - Mise à jour à 12:21

Source: Le Vif

Le consortium 12-12 lance une journée nationale avec son action "Syrie, sauver des vies". Il appelle aux dons en soutien aux 5,2 millions de civils syriens qui dépendent de l'aide humanitaire.

Syrie 12-12 : une journée d'action en soutien aux victimes du conflit

© Belga / LAURIE DIEFFEMBACQ

Dans le cadre du consortium 12-12, des organisations humanitaires (Caritas International, Handicap International, Médecins du Monde, Oxfam-Solidarité et UNICEF Belgique) se regroupent pour faire un appel aux dons dans le cadre de leur action "Syrie, sauver des vies".

"Quatre millions de Syriens sont affectés par la violence qui déchire le pays et 1,2 million d'autres ont fui dans les pays voisins", rappelle le consortium. En tout, 5,2 millions de civils dépendent de l'aide humanitaire, dont une grande majorité d'enfants.

"Un thé pour la Syrie"

Au centre de la journée d'action du consortium se trouve une simple tasse de thé. "Le thé a pour vocation de réunir les gens, il permet de montrer que la crise humanitaire ne nous laisse pas insensibles". Ainsi, les Belges sont invités à boire un thé noir très sucré (comme on le boit en Syrie) pour exprimer leur soutien envers les populations victimes. Le consortium appelle également aux dons et invite les personnes voulant lancer leur propre action à s'inscrire sur leur site.

Les quatre principaux partis francophones, Ecolo, Cdh, PS et MR, ont exprimé de concert leur soutien à l'appel Syrie 1212, dans un communiqué commun.

Une situation qui empire

Alors que le conflit dure depuis deux ans, la situation en Syrie empire avec le temps. Selon l'Observatoire syrien des Droits de l'Homme (OSDH), basé à Londres, le mois de mars 2013 a été le plus meurtrier depuis le début des affrontements avec plus de 6.000 tués. Les Nations unies annonçaient, en février dernier, que 70.000 personnes mortes depuis le début du conflit.

De plus, hier, les États-Unis et la Grande-Bretagne parlaient d'une probable utilisation d'armes chimiques par le régime de Bachar Al-Assad. "Une ligne rouge" qui, si elle était franchie, constituerait une "grave et tragique erreur" et un changement de "la règle du jeu", pour Washington.

Laura Paillard (Stag)

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