Survol de Bruxelles : l'étude de l'ULB démontre que ce dossier a été monté dans l'opacité

10/05/14 à 19:03 - Mise à jour à 19:03

Source: Le Vif

L'étude d'impact du plan de répartition des nuisances des avions menée par l'ULB pour compte du SPF Mobilité révèle que "dans ce dossier, on a organisé l'opacité de manière volontaire, omettant toute concertation avant sa mise en oeuvre, alors que c'était prévu", a affirmé samedi le chef de file des FDF bruxellois Didier Gosuin.

Survol de Bruxelles : l'étude de l'ULB démontre que ce dossier a été monté dans l'opacité

© Image Globe

"J'ai la rage car j'ai été le premier homme politique à avoir attiré l'attention sur ce dossier mais aussi la premier à avoir été traité de menteur et d'agitateur par Melchior Wathelet", a commenté Didier Gosuin, interrogé par l'agence Belga.

Pour le père fondateur des normes bruxelloises de bruit, s'il y avait eu concertation, il est clair que des centaines de milliers de Bruxellois auraient fait l'économie des mois de nuisances qu'ils se préparent à devoir subir.

A ses yeux, le premier responsable est le secrétaire d'Etat à la Mobilité Melchior Wathelet, qui "a fait ce qu'aucun ministre flamand n'a osé faire avant lui".

Plus largement, "le cdH sera pour longtemps responsable de ce péché originel", mais les partenaires francophones du gouvernement fédéral sont co-responsables "soit par cynisme, soit par incompétence car je ne peux comprendre qu'ils ne se soient pas souvenu du contenu de l'accord" et qu'ils aient laissé faire, a encore souligné Didier Gosuin.

Contacté par l'Agence Belga samedi en début de soirée, le Secrétaire d'Etat à la Mobilté n'a pas souhaité réagir.

L'étude conforte Bruxelles dans son action en cessation

L'étude de l'ULB, dont le quotidien le Soir a révélé la teneur au sujet de l'impact réel des nuisances subies par les habitants de la capitale depuis les changements intervenus en février en matière de gestion du trafic de et vers l'aéroport national, conforte la Région bruxelloise dans son action en cessation environnementale et dans l'étude d'impact menée par Bruxelles Environnement, a affirmé samedi après-midi la ministre bruxelloise de l'Environnement Evelyne Huytebroeck.

L'étude dont il est question est intitulée "Analyse ex post des nouvelles procédures aériennes mises en service le 6 février 2014 dans la région métropolitaine bruxelloise". Elle a été réalisée par l'ULB pour le compte du SPF Mobilité et Transports.

Parmi ses constats, il ressort notamment que dans un rayon de 20 kilomètres, quelque 800.000 Bruxellois sont touchés à des degrés variables par les nuisances des avions. Elle révèle aussi que les quartiers densément peuplés de la capitale sont arrosés par 45,6% des décollages contre 7,3% avant la mise en oeuvre du plan appelé "Wathelet" par certains, le 6 février dernier.

Cette étude révèle aussi que l'avant-projet de loi de 2010 prévoyait la réalisation d'une "étude détaillée des incidences environnementales" des mesures envisagées et des procédures de concertation et d'information publiques.

"C'est ce que nous avons toujours dit dans nos reproches adressés à Melchior Wathelet qui n'a dont pas respecté les accords", a glissé le vice-premier ministre MR Didier Reynders en marge de la séance académique de la Fête de l'Iris.

Nos partenaires