"Stupeur" et "effroi" chez les étudiants en médecine

05/07/16 à 17:33 - Mise à jour à 20:18

Source: Belga

Le Comité inter-universitaire des étudiants en médecine (CIUM) a exprimé mardi sa "stupeur" et son "effroi" après les propos du recteur de la KULeuven et ancien sénateur CD&V, Rik Torfs, et des nationalistes flamands au sujet des quotas Inami. Il dénonce un "odieux chantage politique" à la scission de la sécurité sociale.

"Stupeur" et "effroi" chez les étudiants en médecine

Rik Torfs, le recteur de la Ku Leuven © Belga

La commission de planification de l'offre médicale de l'Inami a proposé d'ajuster la clé de répartition Nord-Sud des numéros Inami accordés aux étudiants sortant de leurs études en l'établissant à 56,5/43,5 plutôt que 60/40 pour tenir compte des besoins constatés en Fédération Wallonie-Bruxelles.

M. Torfs a dénoncé un chantage auquel la ministre de la Santé, Maggie De Block (Open Vld), serait prête à céder. Selon lui, la Flandre doit recevoir de sérieuses compensations. Sinon, il faudra envisager de scinder la sécurité sociale.

Le rapport est fondé sur des évidences scientifiques, rappellent les étudiants en médecine francophones.

"Quand il s'agit de vouloir faire payer l'addition aux étudiants, souvenons-nous que nous ne bouclons pas un budget mais qu'il est ici question de résoudre une crise sociale qui concerne l'avenir de milliers d'étudiants et par extension de millions de patients. Face à des termes tels que "compensation", "équitabilité" ou "solidarité", nous nous posons tout de même quelques questions notamment sur où l'équité se trouve quand 5000 étudiants voient leur avenir se faire torpiller par des politiques communautaristes? Où se trouve la solidarité quand certains exigent de démanteler la sécurité sociale au détriment de la population et de l'avenir de la Belgique?" souligne le CIUM.

Une proposition équilibrée, répond De Block à Torfs

La proposition qui se trouve sur la table du gouvernement en matière de numéros Inami est équilibrée et met un terme à un problème qui durait depuis des années: un surnombre historique du côté francophone, a-t-elle expliqué mardi après les critiques dont elle a fait l'objet dans le nord du pays.

La ministre Open Vld a tenu à rappeler l'état du dossier dans son intégralité. La clé proposée par la commission de planification de l'Inami repose sur des bases scientifiques. Pour compenser le surnombre qui s'est constitué au fil des années du côté francophone, un nombre inférieur de médecins au quota en vigueur serait reconnu. En Flandre, le mécanisme serait inversé. La Fédération Wallonie-Bruxelles a en outre instauré un filtre à l'issue de la première année.

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