Statut de Jérusalem - La décision de Trump sur l'ambassade US en Israël évoquée à la messe de minuit de Bethléem

25/12/17 à 05:15 - Mise à jour à 05:17

Source: Belga

(Belga) Dimanche soir, la messe de minuit dans l'antique Bethléem, en Cisjordanie, là où est né Jésus selon le Nouveau Testament, n'a pas échappé aux tensions du moment. Pierbattista Pizzaballa, haut dignitaire catholique romain du Proche-Orient qui a célébré la messe, a exhorté au courage les chrétiens, "préoccupés et peut-être épouvantés de la diminution de (leur) nombre" dans une région en plein tumulte.

A Bethléem, aujourd'hui en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël, il s'est écarté de son discours prévu pour évoquer la décision unilatérale, le 6 décembre, de Donald Trump de reconnaître Jérusalem capitale d'Israël. "Jérusalem est une cité de paix, il ne peut y avoir de paix si l'un est exclu", a-t-il dit en réitérant le principe que Jérusalem doit être une ville pour deux peuples et trois religions. "Jérusalem est notre mère" et si la mère perd un de ses enfants, elle "ne peut trouver la paix, alors prions pour Jérusalem", a-t-il dit dans son homélie, prononcée en présence du président palestinien Mahmoud Abbas. La décision de M. Trump a provoqué des manifestations quasi-quotidiennes dans les Territoires palestiniens, et terni la fête de Noël pour les chrétiens qui y vivent. En Syrie et en Irak en revanche, deux pays d'où le groupe djihadiste Etat islamique (EI) a été chassé en 2017 de la quasi-totalité des territoires qu'il avait conquis, des minorités chrétiennes ont pu renouer avec les célébrations de Noël. C'est le cas à Mossoul, deuxième ville d'Irak, reprise à l'EI en juillet. Même si seule une petite partie des chrétiens de cette cité est revenue, des chants de Noël ont de nouveau résonné dimanche dans l'église Saint-Paul où des tentures rouges et blanches cachaient en partie les stigmates de la guerre. Le patriarche chaldéen, Mgr Louis Sako, a appelé les dizaines de fidèles présents à prier pour "la paix et la stabilité à Mossoul, en Irak et dans le monde". A Homs (centre), la communauté chrétienne a aussi célébré Noël pour la première fois depuis la reprise totale de cette ville par le régime de Bachar al-Assad et la fin des combats, avec des récitals, une procession et des spectacles pour enfants. (Belga)

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